Assis au pied du chêne ancestral,
j'attendrai patiemment,
que passent mes vieux jours,
à l'ombre des années échues,
sur la pierre sourde et muette.
Sous le printemps de son feuillage,
imprégné d'effluves boisées,
je confierai l'automne de ma vie,
à la brise qui emporte les secrets,
dans la nuit opaque du temps,
où s'enlisent les rêves des hommes.
À mes pieds, mes illusions perdues,
attendront le passage d'une âme
errante en quête d'un destin.
Je lui raconterai les débris de ma vie,
mes espoirs posés sur le fil d'un rasoir,
Pour qu'il les sème au vent mauvais.
Puis, seul sur la pierre qui défie les ans,
j'attendrai l'hiver, le temps des labours.
Sans pitié, il déposera sur mon front
ses derniers sillons, plus profonds encore,
et sa pelisse blanche sur mes tempes.
Sa rigueur éteindra, de mes ardeurs,
les tous derniers soubresauts.
Ses froidures sur mes os fragilisés
viendront à bout de ma fierté
et je courberai l'échine malgré moi.
Alors, mes derniers pas m'emporteront,
loin, très loin de mon chêne ancestral,
loin du printemps de son feuillage,
sous la pierre sourde et muette
devenue le tombeau de mon âme…
…De poète.
17/05/2026
Jo Kourtaa
RépondreSupprimerJuste magnifique ! !
Belle soirée Christian.
Merci ! !
Merci beaucoup d'apprécier, Jo.
SupprimerJe te souhaite une bonne journée. À bientôt
Marie Hermel
RépondreSupprimerC’est si beau Christian . Merci 🙏. Et puis auprès de mon arbre comme chantait Brassens . Il y avait un arbre chez mes grands parents que je chérissais particulierement . Un tulipier d’après mes souvenirs . ❤️.
Magnifique poeme Christian . Bon week end .
roses STICKER
15 h
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Modifié
Marie Hermel Merci beaucoup Marie. Effectivement, ce devait être un bel arbre ! Je vois que tu aimes les arbres toi aussi. C'est toujours un saignement de cœur pour moi de voir un bel arbre condamné, mais j'espère que celui-ci a un bel avenir, il est dans un grand parc. Bonne soirée Marie
Guy Rau
RépondreSupprimerBonjour Christian Bailly. C'est un poème que j'ai aimé car je suis un homme vieillissant. Marie Hermel a évoqué Brassens. Quant à moi, il m'évoque "Le dernier repas" de Brel avec les vers "Dans ma pipe je brûlerai mes souvenir d'enfance, mes rêves inachevés, mes restes d'espérance". Je vous souhaite une agréable journée !
13 h
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Marie Hermel
Guy Rau
6 h
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Merci
Christian Bailly
Guy Rau Beaucoup d'apprécier ce poème, Guy. Les mots me sont venu quasiment instantanément en le voyant dans le parc du Château d'Ainay-le-Vieil, lors de ma promenade. Je ne sais pas vraiment pourquoi j'ai fait ce rapprochement. Au retour, je n'ai eu qu'à reprendre la mise en forme. Je suis heureux qu'il t'ait inspiré cette pensée pour notre cher poète Sétois. Bonne soirée et à bientôt