mercredi 22 juillet 2026

Sète, ma promise

 



Dès la première fois que je t'ai vue, j'ai su,

Je serais, pour toi, une nouvelle recrue.

Je m'en souviens comme si c'était hier,

Les pieds dans l'eau, nimbée de lumière.





De Saint-Clair, auréolé de soleil, j'ai embrassé

La ville toute entière, de tes canaux moirés

En passant par le Môle et ton Cimetière Marin,

De la Corniche aux Pierres Blanches sous les pins,


 

De l'atypique Pointe Courte au Quartier Haut,

J'aurais aimé manier la palette et le pinceau.

Après ce jour inoubliable, pétri de bonheur,

Je t'ai offert la plus belle place en mon cœur.


 

Je n’ai eu de cesse de poser mes bagages

En ton sein si généreux et sur tes rivages

Où se reflètent les couleurs de ta bonne humeur.

Là, de la vie, j'oublie les rancœurs et les pleurs. 



Depuis, mes cheveux ont pris le reflet des âges.

De ta poésie, je noircis des pages et des pages.

Alors, je trempe ma plume dans ton sable mouillé

Pour chanter les louanges de notre amour passionné.




 

Et j’oublie…

J’oublie…

J’oublie le temps qui passe près de toi…




Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
03/2026

samedi 18 juillet 2026

Voix Vives sur les flots.

 


 

Sur les flots assoupis

des canaux Sétois,

voguent

de vives voix

et leur kyrielle de poésies,

 

À la force des bras résolus

de rameurs aguerris.

Entendez

les mots choisis

et leur flux continu.


 


Les poètes viennent jouter,

des quatre vents du monde,

sur la terre

et sur l'onde,

pour nous enchanter.

Leurs mots singuliers,

fascinent les profanes

de notre Venise occitane.

Ils nous font tous rêver…

 

Le temps magique

des Voix Vives.





Christian Bailly

Tous droits réservés

18/07/2026

 

 

mercredi 15 juillet 2026

Ma raison d'être

 


Jean François de Troy - La déclaration d'amour



Quel est ce voluptueux sentiment qui envahit mon cœur,

Au point de ne plus savoir où je vis, ni à quelle heure.

Quel est ce tourment qui agace gentiment mon esprit,

Au point de ne plus vraiment savoir qui je suis


Portrait du Marquis et de la Marquise de Marigny -
Louis Michel van Loo



Quelle est cette quête inlassable qui nuit et jour me hante,

Au point de ne plus pouvoir divorcer de cette force aliénante.

Quel est cet impertinent appétit qui trouble tant ma chair,

Au point de ne plus me contenter de mes plaisirs solitaires.


Jean Baptiste _Leprince_-  la Sultane.



Quel est ce feu secret qui se consume dans mes entrailles,

Sans me laisser la moindre chance de gagner cette bataille.

Quelle est cette étoile qui illumine jour après jour mon ciel

Et ne fait pleuvoir sur moi qu'un bonheur sans pareil.



Jean Baptiste Leprince_-La Sultane




Je vous le dis à vous, Ô mon Amour, mon très Cher Amour

Dans le secret de votre alcôve, je vous fais ce long discours

Je vous avoue, là, sans plus tarder, l'objet de mes tourments

N'est rien d'autre que vous, à qui je voue de nobles sentiments.



Guido Reni - Joseph et la femme de Potiphar





Vous et votre façon d'être si précieuse, si exceptionnelle, pour moi,

Vous et votre âme qui obsèdent mon âme, qui se donnent à moi,

Vous et votre corps qui hantent ma chair et lui offrent tant d'émois,

Vous qui êtes devenu ma seule raison d'être, d'assumer mon choix.



Jean_Frederic_Schall_-_La résistance feinte




Ô mon Amour, mon tendre Amour, l'unique objet de ma foi,

Faut-il que je vous aime pour le chanter ainsi sur tous les toits,

Faut-il que je vous aime pour vous confier ma destinée,

Ce qui était depuis si longtemps, aux yeux de tous, dissimulé.



Abélard sollicitant la main d'Héloïse - Angelica Kauffman



Pour vous, je me suis dévoilé, sans pudeur, ni honte, ni regret.


Pour l'amour de vous, je veux être celui que j'ai toujours été.


Je vous offre, ma réalité, celle que j'ai eue tant de mal à porter


Pour la plus belle raison qui soit, vous êtes ma raison d'exister.



Jean François de Troy - La Jarretière




Christian Bailly
Tous droits réservés
10/01/2012
Revisité le 06/07/2026

samedi 11 juillet 2026

Les vieilles pierres



 

Les vieilles pierres ont dans leurs veines

L'histoire des hommes et leurs peines.

Chacune d'entre elles porte en elle le sang

Et la sueur que n'efface pas le temps.

 


Au fil des années, toutes ont à cœur

De garder la place dont on leur a fait l'honneur.

Pas question de faire preuve de faiblesse.

Coûte que coûte, il faut tenir tête à la vieillesse.

 


La solidarité est de mise afin de prouver

Qu'elles valent bien mieux que ce béton

Sans âme qui ne connaîtra pas la postérité.




 

Ne méritent-elles pas notre admiration

D'être encore debout face à l'Histoire,

Pour des générations et des générations ?











































Texte et Photos Christian Bailly

Castelnou - Pyrénées-Orientales

Tous droits réservés

11/07/2026