mercredi 21 octobre 2026

Je veux croire en la jeunesse

 

du net


Pourquoi faut-il que les hommes se déchirent


quand ils ne sont que poussière dans l'univers ?


Pour entendre raison, faut-il qu'ils  vivent le pire 


Ici la violence des manifestations, là-bas, la guerre…



 

Pourquoi entre les hommes un seul langage,


celui de la domination qui impose la soumission ?


Ne peut-on envisager entre eux d'autres messages


et parler d'égal à égal pour partager leurs opinions ?



 

Qui a le droit de faire l'enfer à l'autre, sur cette terre ?


Que sommes-nous devenus pour en arriver là


et faire sombrer dans le néant des familles entières ?


Qu'est devenue notre humanité pour finir aussi bas ?



David Olère


 

Ne nous reste-t-il donc rien de notre longue histoire,


de tous ces sacrifiés en vain sur l'autel de nos avancées ?


Là-bas, faut-il que ces jeunes hommes partent à l'abattoir 

  

sans voir le monde s'émouvoir, se battre pour les sauver ?



 

J'aimerais tant voir germer les graines de ma poésie


dans le cœur des hommes pour remplacer leur haine,


voir  la jeunesse entendue sans devoir chercher l'oubli


pour construire son avenir sans connaître nos peines.



 

Je suis désespéré, un jour viendra où je quitterai ce monde


sans le voir en paix, sans l'avoir vu devenir meilleur.


Mais ne suis-je pas qu'un poète, à qui les rêves abondent ?


Sur la feuille blanche, je pose les mots que j'ai sur le cœur.



 

Je crie en silence mes espoirs de voir le despotisme terrassé


partout où il sévit impunément sur des peuples innocents.


J'écris la fureur de ma pensée, celle d'un rimailleur exalté,


mais j'ose encore espérer, en la jeunesse, je suis confiant.


 

La jeunesse, n'est-elle pas notre avenir ?



Jean-Loup Othenin-Girard




Christian Bailly


Tous droits réservés 

 

21/10/2026

mardi 20 octobre 2026

Demain… j'oserai

du net

 

        

Ils avaient dépassé l'âge des contes de fées,


Elles étaient si loin, leurs vertes années.


Chacun de son côté avait fait sa vie,


Elles avaient filé telles les étoiles dans la nuit.


 


Ils se sont rencontrés un mercredi sur un banc,


Dans un square, au milieu des enfants.


Le soleil s'est effacé, la pluie s'est invitée.


Sous son parapluie, ils se sont réfugiés.


 


Ils ont traversé la rue pour aller boire un café.


Ils se sont raconté leur lointain passé.


Chacun se demandait: fallait-il aller plus loin ?


Ils se sont revus, le banc était leur témoin.



du net


 

Côte à côte, ils se donnaient la main.


Chaque jour, ils remettaient au lendemain.


Ils oubliaient le temps, il filait dans le vent,


Puis ils se quittaient comme de futurs amants,


 

En se disant : « Demain… Demain, j'oserai. »



Christian Bailly


Tous droits réservés


20/10/2026

vendredi 9 octobre 2026

Odyssée

 


 

Dans les fleurs sauvages,


nous avons partagé nos rages


éteint de nos corps, les orages,


sans la pudeur et ses ombrages,


et nous sommes partis en voyage.



Le premier baiser - Salvador Viniegra - 1891


 

Tu m'as fait toucher l'empirée,


j'ai vu alors mon âme s'échapper,


et j'ai senti mon corps s'extasier.


Ce n'était plus un rêve éveillé,


c'était bien devenu une réalité.



Etude couple nu dans la campagne - Bernard Willems


 

Nous avons parcouru les jardins


de nos désirs, en commun,


nous avons partagé nos faims,


nous ne voulions pas en voir la fin.


Nous nous réjouissions de ce festin.



Couple nu - Andréas C Chrysafis Art


 

C'était comme un banquet


où nous étions les seuls invités,


nous étions ivres de sensualité


jusqu'à voir nos corps s'écrouler,


épuisés et finalement rassasiés.



 

L'enlèvement de Psyché -William-Adolphe Bouguereau


L'amour nous avait inspirés,


mais nous n'avions griffonné


que les tout premiers feuillets


de notre  propre odyssée.


Elle ne faisait que commencer.



L'enlèvement de Psyché -William-Adolphe Bouguereau





Christian Bailly


Tous droits réservés 


09/10/2026

lundi 5 octobre 2026

Automne






Pour nous faire oublier les présages néfastes

de l'hiver et les jours frileux près de la cheminée,

paisiblement, l'automne se prépare avec faste,

en couvrant généreusement d'or monts et vallées.





De douceur, il nous berce  pour nous faire oublier

les cruelles réalités de l'été passé et ses brûlures.

Avec un peu de dorure sur les arbres épuisés,

il redonne à la nature désarmée, fière allure.




Les hommes retrouvent les chemins des forêts,

heureux de se libérer du carcan de la canicule.

À oublier les feux de l'enfer, ils sont prêts,

même si chaque jour, se presse déjà le crépuscule...




Ils retrouvent les parfums musqués de l'automne,

les brumes qui s'élèvent après  les labours,

tout ce qui les prépare à passer l'hiver monotone.

Ils doivent se résigner, le temps suit son cours.





Pour l'accepter, ils utiliseront d'innombrables artifices;

les guirlandes de Noël pallieront leur mélancolie,

ils accrocheront des étoiles au nouvel an complice,

impatients qu'ils seront, de chanter de l'hiver l'homélie.








Texte et photos : Christian Bailly

Tous droits réservés

05/10/2026


jeudi 1 octobre 2026

C’était du temps


C'était du temps,


du temps d’avant…


D’avant le confinement,


il y a très, très longtemps…



 

Celui de mes vertes années,


du blé en herbe,


de la vie sauvageonne,


celui de l’inconscience.



 

Celui de l’adolescence,


de ses questionnements


qui restaient sans réponse,


celui de l’insouciance.


 




Celui de la jeunesse


et de ses allégresses,


de l’amour pour toujours,


celui des promesses.



 

C'était du temps,


du temps d’avant…


D’avant le confinement,


il y a très, très longtemps…



 

Celui des engagements,


des joies d’être parents,


des bonheurs fragiles,


celui des responsabilités.





 

Celui des chambardements


d’où naissent les désordres


et toutes ces confusions,


celui du bouleversement.



 

Celui d’un nouveau départ


vers une nouvelle vie,


vers d’autres horizons,


ceux d’une retraite méritée.



 

Aujourd’hui, c’est le temps


où il s’écrit au présent,


en plein confinement.


Nous sommes en plein dedans !


 




Celui du grand danger,


et de la grande peur,


de la veuve en noir


qui sème le malheur.



 

Bientôt viendra le temps


de ce futur que l’on attend…


Celui d’après le confinement,


mais dans combien de temps ?



 

Le retour des bonheurs simples,


des joies des retrouvailles,


des jours prometteurs,


celui de la renaissance,


si nous survivons…

 

1er Avril 2020

 




Mais c’était du temps,


du confinement,


il y a déjà longtemps…


Et ce poème est resté en plan.



 

Depuis j'ai pris quelques rides,


quelques cheveux blancs.


Le monde a oublié ses promesses,


pour courir plus vite à sa perte.


 


Depuis, tout ça est balayé,


comme si rien n'avait compté,


pour passer à autre chose…


Les guerres et d’autres peurs,


et la Terre qui se rebelle…


 

Y survivrons-nous ?


19/09/2026





Christian Bailly


Tous droits réservés


19/09/2026

lundi 21 septembre 2026

Que refleurisse l'espoir !

Chers amis, j'ai eu la chance de découvrir cette œuvre poignante, « Offre de paix », de Mihai-Adrian Raceanu que je m'empresse de partager avec vous. Elle ne m'a pas laissé indifférent et, en quelques instants, les premiers vers me sont venus spontanément... Voici ce poème terminé qui, je l'espère, ne dénature pas le message de cet artiste-peintre hors du commun par ses œuvres étonnantes. .


« Offre de paix », de Mihai-Adrian Raceanu


 

Alors que planent toujours les oiseaux de mauvais augure,

et que chaque pays, sur ses gardes, enfile son armure...

Comment peut-on encore rester à ce point indifférent

à l'image d'un enfant condamné à vivre dans un camp ?

 

Le temps presse, plus que jamais, pour redonner de l'espoir.

Les fleurs, non plus, ne s'épanouissent pas dans le noir.

Le souffle de haine des bombes ne sèche pas les larmes,

il est grand temps que se taisent enfin les armes.

 

Les oiseaux ne viennent  pas se poser sur les fils barbelés,

sous leur voile de chagrin, les mères sont désarmées

dans les camps surpeuplés, oubliés par les nations.

La disette  assèche leurs seins, affame les nourrissons.

 

Le  temps presse pour parler  de paix sérieusement,

pour apprendre aux hommes à oublier leurs différends,

à ravaler leurs rancœurs et songer à couler des jours heureux,

pour que chacun puisse retourner chez lui, au coin du feu.

 

 

Afin que dans les camps, les marguerites remplacent la misère,

afin que les hommes retrouvent la joie de travailler leurs terres,

afin que fleurissent des sourires sur les visages d'enfants,

et qu'ils deviennent des hommes libres et tolérants.

 

Imaginez...

Imaginez ce qu'un seul mot pourrait changer à la face du monde !

Ce mot qui nous brûle les lèvres,

mais auquel les grands de ce monde restent sourds...

PAIX


Christian Bailly

Tous droits réservés

21/09/2026

samedi 19 septembre 2026

Épanchements (Confidences)

 Seulement quelques mots de changés pour d'autres et le poème nous dit autre chose...


 

Photo et montage Christian Bailly



Dans l'encre du ciel tourmenté

je trempe ma plume troublée

par la beauté de la création

et les mystères de son imagination.

 

Sur les rayons crépusculaires plongeant

sur le vaste miroir des flots d'argent,

Je dépose tous les espoirs de mon âme

amoureuse, en vers que je déclame.

 

Tel un trésor, une brise, au vol s'en saisit

et vient les déposer sur une rose cramoisie,

en perles de cristal prêtes à s'évaporer

sur les lèvres enflammées de mon aimé.

 

En poète, dans les ardeurs du couchant,

je trouve la réponse à mes épanchements,

tandis que mon amour rêvera de mes baisers

impatients et de mes effusions passionnées.


Christian Bailly

Tous droits réservés

19/09/2026