mercredi 11 mars 2026

Contentement



Je crois avoir passé l'âge

de trop regarder en avant...

Je me contente

de la lumière du présent...

de sublimer chaque instant

recueilli par ma plume,

des premiers frissons du levant

à son couchant dans le sang


Impression Soleil levant - Claude Monet


Le rire innocent d'un enfant,

le sourire serein d'un aïeul,

une hirondelle besogneuse

appliquée à bâtir son nid,

un chat sur un vieux mur

occupé à sa toilette,

des amoureux attentionnés

à se conter fleurette.


Du net


Un papillon qui se pose

sur un bouton de rose

serti des gouttes de rosée

de l'aurore évanescente,

une étoile filante

qui se meurt au firmament,

un rayon de lune

qui émaille les flots sombres.


Du net



Une vague étincelante

quand elle expire à mes pieds,

le chant lancinant

des cigales amoureuses

dans les champs d'oliviers,

la caresse d'une brise

parfumée de lavande.


Annie Roger - Champ de lavande


Ma plume ignore ce que sera demain,

pour elle la vie est belle

comme un printemps

pour qui sait la regarder

avec des yeux de poète.

La vie est une illusion, dit-on,

peu importe,

je me laisse doucement bercer

par la jeunesse de mes enfants.

Elle est une fleur épanouie

dans le jardin de ma vieillesse.


Le jardin de l'artiste - Claude Monet


"Il n'y a pas d'amour heureux"

nous dit Aragon,

pourtant je respire

le parfum de ton âme.

Son souffle me murmure

que l'amour existe encore

Et je n'en doute pas...


L'Amour Vainqueur - William Adolphe Bouguereau


Alors, je choisis de ne plus regarder

l'horizon de ma vie qui s'approche.

Je savoure simplement le présent.

Chaque seconde passée près de toi

devient un poème vivant

où ma plume dépose en silence

les lueurs de mon bonheur,

du soleil levant

à son couchant dans la braise.


Du net





Christian Bailly

Tous droits réservés

11/03/2026

lundi 2 mars 2026

Évasion








Bercé par les flots

mon esprit s'évade.

Il m'échappe.



Mon corps, inconscient,

poursuit sa route,

abandonne derrière lui

l'ombre de moi-même

que le ressac

s'empresse d'effacer.



Je suis devenu

une coquille vide

où résonne

la rumeur du large.



Arrivées au bout

de leur épopée

les lames périssent

à mes pieds,

telles des âmes aveugles

au terme de leur destin.



Le soleil pose

sur leurs crêtes

d'ultimes éclats

avant l'oubli.



Pourtant, chacune d'elles

est l'artisan muet

de cet immuable ouvrage.



Sans relâche,

elles sculptent ce monde

d'où mon esprit 

tente de s'évader.



Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

02/03/2026



lundi 23 février 2026

Le bleu des cieux






J'ai mis du bleu

à tes yeux

où brillait déjà

l'éclat

de ton amour.

C'était un aveu,

pardieu !


 


J'ai déposé le bleu

de mon cœur

sur ton cœur,

C'était ambitieux !

Il n'y a vu que du feu,

tu étais amoureux,

sacrebleu !


 

J'ai posé mes yeux

dans tes yeux,

j'étais heureux

d'être amoureux.

C'était fabuleux !

Je n'y ai vu que du bleu

parbleu !


 


Depuis,

c'est la vie en rose

sous hypnose

avec un arc-en-ciel

dans notre ciel.

Les yeux dans les yeux,

nos amours fougueux

les vivons sous le bleu

des cieux…


 


Je mettrai du bleu

à tes yeux

je déposerai le bleu

de mon cœur

sur ton cœur,

je poserai mes yeux

dans tes yeux,

sous le bleu de ces cieux

même quand je serai vieux...



Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

21/02/2026

samedi 14 février 2026

Un saxo dans la nuit




 Un saxo dans la nuit

hurle tout bas à la vie.

Il pleure l'amour déchu

de celle qui n'est plus

qu'une déchirante évocation

d'une éphémère passion.


du Net

 

Un saxo dans la nuit

hurle tout bas à la vie.

C'est un cri de détresse

envoyé à l'adresse

de celle qui a quitté

les pages de son passé.


du Net

 

Un saxo dans la nuit

Hurle tout bas à la vie

C'est un chant funèbre

adressé aux ténèbres.

Il attend son passeport

pour la malemort


du Net

 

D'un saxo dans la nuit

des notes s'enfuient,

au terme d'une vie échue,

vers un paradis perdu

dans un ciel endeuillé,

où une étoile est née.

 



Tous droits réservés

vendredi 13 février 2026

Viens, soleil ! Viens !



Viens, soleil ! Viens !

 

En attendant

que tu nous reviennes,

plus éclatant, plus lumineux,

resplendissant même.

 

En attendant

que d'un seul coup de rayon

tu gommes ce ciel gris chargé

d'une pluie de mélancolie.

 

En attendant

ton retour entre les feuilles

d'un pommier en fleur,

d'un ancestral olivier,

ou d'un palmier

bruissant sous la brise.

 

Blandin Magali - Soleil Doré

Viens, soleil ! Viens !

Viens éclairer les hommes

plongés dans l'obscurité,

accompagne la colombe de la paix

dans un ciel d'heureuses promesses.


François Jornod

 

En attendant

de faire la fête,

de marcher pieds nus

sur le sable chaud,

de lézarder

sous un parasol complice,

de nous ébattre

dans la fraîcheur des flots,

ou de paresser

sur la terrasse d'un café.

 

DECOUDUN Jean Charles

En attendant de nous plaindre

de te sentir trop brûlant,

trop envahissant,

et d'espérer la fraîcheur

de quelques gouttes d'eau.

 

En attendant…

 

En l'attendant, je veux danser…

Oui, je veux danser

pour te faire revenir à nous.

Danser à perdre haleine,

épuiser mes vieux os,

ils ont oublié leurs vingt ans.

 

Kikooyou

Peu importe,

sinon, je danserai dans ma tête,

pour ne pas pleurer

sur nos vertes années enfuies

et retrouver dans ses yeux

l'éclat de notre jeunesse

où nous dansions  

jusqu'au bout de la nuit.

 

Viens, soleil ! Viens !

Viens caresser mon corps déchu,

donne-lui la joie de vivre.

et fais le danser…

 

Danser…

Danser…

Danser…



Christian Bailly

Tous droits réservés 

13/0/2026

mercredi 11 février 2026

La rue de Tunis (Sète)



 La rue de Tunis…

Une rue qui se raconte toute seule…

Ici, chacun vient y dire ce qu'il a à dire.

Pas besoin de lever les yeux au ciel.

À chacun de vos pas,

elle vous confit ses états d'âme, 

ses divagations, ses folies, ses amours.

Parfois, on sourit, on applaudit,

Parfois, ça pique,

ça fait du bien où ça fait mal,

ou on grince des dents…

On aime ou on n'aime pas ! 

Mais elle ne nous laisse pas indifférents,

la rue de Tunis !

mardi 10 février 2026

La mariée






Elle offrit son cou vulnérable à ses baisers,

Avant d’abandonner son corps à ses plaisirs.

Le temps était venu de ne plus lui résister,

De céder aux pulsions de sa chair, à ses désirs.


du net


L'époux déversa sur elle une pluie de caresses.

Elles couraient partout sur sa peau incendiée.

Il l'enveloppa d'un flux continu de tendresse.

Elle le guida là où gisait une mine de volupté.


Marc CHAGALL


Avec habileté, il avait contourné les difficultés

De sa robe virginale jusqu'au dernier dessous,

Echoués au sol, pour cet instant, sacrifiés.


du net


Elle se retrouva là, toute nue, sans défense,

Mais résolue à lui offrir son jardin des délices.

À tout jamais, ils scelleraient leur alliance.


Regina Ishina


Christian Bailly
Tous droits réservés
10/02/2026