À la Pointe Courte,
derrière son amas
de maisonnées
colorées,
bien alignées,
sans fierté,
un petit port caché
derrière ses filets
patients et résignés,
en train de sécher.
Ici pas de chalutiers,
Pas de thoniers
démesurés,
mais des embarcations
sans prétention,
pour effleurer très tôt
de l'étang de Thau,
la surface irisée,
et aux petits matins frisquets,
aller relever
les nasses et les filets
dont il faut trier les poissons
avant le retour à la maison.
Dans la journée,
chacun est occupé
dans ce fatras organisé
qui fait son charme,
loin du vacarme.
Chacun son anneau
pour son bateau,
et sa baraque
où chacun vaque
à bien vivre,
sans avoir à suivre
les lubies et les ivresses
de la ville en liesse.
Ici, à la main, on répare,
soigneusement, on prépare
capetchades et nasses
pour aller les déposer
avec le couchant
flamboyant
sur les flots de l'étang.
Mais du paysage, la beauté
ne fait pas oublier
la rudesse du labeur
de la vie de pêcheur.
Le soir, c'est un village
qui s'endort, bien sage,
dans la quiétude
et la plénitude
de ce lieu historique
et magique
qui fait la fierté des Pointus.
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16/06/2026