lundi 6 avril 2026

Pas comme les autres et alors !?

 J'ai décidé de partager ce poème sur ma page.

Il m'a été dédié par une amie poétesse Liliane AFFRE.

Je suis sûr qu'il parlera à beaucoup d'autres personnes.


Image web



C'est un garçon pas comme les autres,*

Mais il est mon ami.

Je sais qu'il préfère les hommes.

Qu'avec les femmes, il est comme dans un aquarium.

Il n'a pas choisi, c'est la nature qui l'a fait ainsi.



C'est un garçon pas comme les autres,

Des gènes contrariés on semé la zizanie,

Il a pourtant essayé de se conformer

À ce que les autres de lui attendaient,

Alors qu'à lui-même, longtemps, il a menti.




C'est un garçon pas comme les autres,

Je crie haro sur son infamie !

Je me moque qui est dans son lit.

Sa féminité, il l'a cachée comme une confidence,

Moi, je lui trouve du charme et de l'élégance.




C'est un garçon pas comme les autres.

Mais qui après avoir souffert a rebondi,

Dévoilant avec courage qui il était.

Avec un homme aimer dans la sérénité

Et de sa renaissance en faire toute une poésie.



Image web


* emprunté à STARMANIA (Ziggy)

Liliane AFFRE
2021.05 17
Tous droits réservés

jeudi 2 avril 2026

Le don du vent


 

Le don du vent,

un souffle continu dans la grand-voile

quand le marin avisé suit sa bonne étoile,

un soupir qui efface les larmes de l'épouse angoissée,

à son retour, dans les brumes éthérées.

Un chant lancinant dans les gréements,

à la tombée du jour, sur le port indolent.

Et quand soudain il se tait un moment,

il inspire aux âmes paix et recueillement.

 


Le don du vent,

un courant d'air venu sécher

et parfumer les draps étendus dans les prés fauchés.

Dans le ciel, il emporte les cerfs-volants,

et fait bondir de joie les enfants.

Il passe comme une houle sur un champ de blé

avant qu'il ne soit moissonné.

Il ébouriffe les cheveux d'une fiancée,

ou soulève avec grâce le voile d'une mariée.


 

Le don du vent,

au printemps, il est une vague d'embellie

parfumée des premières fleurs épanouies.

Il est une caresse tiédie par le soleil un soir d'été,

venue cueillir à nos fronts fiévreux, la rosée,

ou un tourbillon de feuilles mortes qu'il emporte

dans le ciel d'automne, sous bonne escorte.

En hiver, en bourrasques, sans désarmer,

il nous fait savourer le feu de la cheminée

 


Le don du vent,

c'est une risée sur un étang, à la tombée de la nuit,

un frisson qui passe et nous laisse étourdis,

chavirés par l'errance de son souffle.


Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

01/04/2026

dimanche 22 mars 2026

Tandis que le printemps pavoise...


du net


À mes pieds, les vagues gémissent et meurent, sans prières,

La brise enjouée emporte leurs plaintes vers les cieux.

Le ciel ne porte plus le deuil de la morte-saison, de l'hiver.

Le printemps relève la tête nimbée de jours heureux.


Photo Christian Bailly



Sur la plage gisent les cadavres emportés par les tempêtes,

Ballottés par les flots turbulents; le sable sera leur sépulture.

Que reste-t-il de leurs existences, des troncs nus, sans têtes,

Avec lesquels, pour s'abriter, les touristes bâtiront des murs.


Photo Christian Bailly



Rêveur, j'écoute les histoires que veut bien me raconter le vent,

Parfumé par les amandiers en fleurs qu'il ébouriffe au passage.

Mais très vite, à leurs pieds, il ne restera qu'un voile blanc,

Que viendront égratigner, quelques iris et violettes bien sages.


Photo Christian Bailly



Même ici, le rêveur que je suis peine à oublier les menaces.

Elles pèsent sur les hommes, mais pas sur ce monde innocent.

Il poursuit sa ronde au rythme soutenu des saisons qui passent,

Laissant les hommes pour ce qu'ils sont, de fantasques enfants.


Photo Christian Bailly



La nature s'éveille, elle se pare des couleurs des beaux jours,

Selon ses moyens, tout le vivant s'affaire, installe le printemps.

Pour séduire à coup sûr, chacun se pare de somptueux atours.

 Des espoirs bourgeonnent, il ne faut pas manquer l'événement.


Photo Christian Bailly



Christian Bailly

Tous droits réservés

22/03/2026

mercredi 11 mars 2026

Contentement



Je crois avoir passé l'âge

de trop regarder en avant...

Je me contente

de la lumière du présent...

de sublimer chaque instant

recueilli par ma plume,

des premiers frissons du levant

à son couchant dans le sang


Impression Soleil levant - Claude Monet


Le rire innocent d'un enfant,

le sourire serein d'un aïeul,

une hirondelle besogneuse

appliquée à bâtir son nid,

un chat sur un vieux mur

occupé à sa toilette,

des amoureux attentionnés

à se conter fleurette.


Du net


Un papillon qui se pose

sur un bouton de rose

serti des gouttes de rosée

de l'aurore évanescente,

une étoile filante

qui se meurt au firmament,

un rayon de lune

qui émaille les flots sombres.


Du net



Une vague étincelante

quand elle expire à mes pieds,

le chant lancinant

des cigales amoureuses

dans les champs d'oliviers,

la caresse d'une brise

parfumée de lavande.


Annie Roger - Champ de lavande


Ma plume ignore ce que sera demain,

pour elle la vie est belle

comme un printemps

pour qui sait la regarder

avec des yeux de poète.

La vie est une illusion, dit-on,

peu importe,

je me laisse doucement bercer

par la jeunesse de mes enfants.

Elle est une fleur épanouie

dans le jardin de ma vieillesse.


Le jardin de l'artiste - Claude Monet


"Il n'y a pas d'amour heureux"

nous dit Aragon,

pourtant je respire

le parfum de ton âme.

Son souffle me murmure

que l'amour existe encore

Et je n'en doute pas...


L'Amour Vainqueur - William Adolphe Bouguereau


Alors, je choisis de ne plus regarder

l'horizon de ma vie qui s'approche.

Je savoure simplement le présent.

Chaque seconde passée près de toi

devient un poème vivant

où ma plume dépose en silence

les lueurs de mon bonheur,

du soleil levant

à son couchant dans la braise.


Du net





Christian Bailly

Tous droits réservés

11/03/2026

lundi 2 mars 2026

Évasion








Bercé par les flots

mon esprit s'évade.

Il m'échappe.



Mon corps, inconscient,

poursuit sa route,

abandonne derrière lui

l'ombre de moi-même

que le ressac

s'empresse d'effacer.



Je suis devenu

une coquille vide

où résonne

la rumeur du large.



Arrivées au bout

de leur épopée

les lames périssent

à mes pieds,

telles des âmes aveugles

au terme de leur destin.



Le soleil pose

sur leurs crêtes

d'ultimes éclats

avant l'oubli.



Pourtant, chacune d'elles

est l'artisan muet

de cet immuable ouvrage.



Sans relâche,

elles sculptent ce monde

d'où mon esprit 

tente de s'évader.



Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

02/03/2026



lundi 23 février 2026

Le bleu des cieux






J'ai mis du bleu

à tes yeux

où brillait déjà

l'éclat

de ton amour.

C'était un aveu,

pardieu !


 


J'ai déposé le bleu

de mon cœur

sur ton cœur,

C'était ambitieux !

Il n'y a vu que du feu,

tu étais amoureux,

sacrebleu !


 

J'ai posé mes yeux

dans tes yeux,

j'étais heureux

d'être amoureux.

C'était fabuleux !

Je n'y ai vu que du bleu

parbleu !


 


Depuis,

c'est la vie en rose

sous hypnose

avec un arc-en-ciel

dans notre ciel.

Les yeux dans les yeux,

nos amours fougueux

les vivons sous le bleu

des cieux…


 


Je mettrai du bleu

à tes yeux

je déposerai le bleu

de mon cœur

sur ton cœur,

je poserai mes yeux

dans tes yeux,

sous le bleu de ces cieux

même quand je serai vieux...



Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

21/02/2026

samedi 14 février 2026

Un saxo dans la nuit




 Un saxo dans la nuit

hurle tout bas à la vie.

Il pleure l'amour déchu

de celle qui n'est plus

qu'une déchirante évocation

d'une éphémère passion.


du Net

 

Un saxo dans la nuit

hurle tout bas à la vie.

C'est un cri de détresse

envoyé à l'adresse

de celle qui a quitté

les pages de son passé.


du Net

 

Un saxo dans la nuit

Hurle tout bas à la vie

C'est un chant funèbre

adressé aux ténèbres.

Il attend son passeport

pour la malemort


du Net

 

D'un saxo dans la nuit

des notes s'enfuient,

au terme d'une vie échue,

vers un paradis perdu

dans un ciel endeuillé,

où une étoile est née.

 



Tous droits réservés