vendredi 1 mai 2026

Pour que le 1er Mai rime avec Paix





Suspendues à une brindille,

Quelques gouttes de candeur

Pour faire un porte-bonheur,

Quand le monde vacille.


Quelques gouttes d'espoir 

Déposées sur votre cœur,

Pour le jour des travailleurs,

Ne peuvent que m'émouvoir. 


Quelques gouttes de lumière 

Pour éclairer notre monde,

Dont les colères grondent 

Et bouleversent les frontières.


Quelques gouttes de pureté 

Pour retrouver notre intégrité 

Et le retour de notre humanité. 

La guerre n'est pas une fatalité.




Quelques gouttes d'innocence

Pour chasser les responsables,

Pour juger les coupables. 

Ils n'ont pas mon indulgence.


Suspendues à une brindille,

Quelques gouttes de candeur

Pour distribuer le bonheur 

Sur ce monde qui vacille.


Pour vous ce bouquet d'amour...

Que les amoureux s'enlacent,

Que les hommes s'embrassent  

Et fassent la paix pour toujours !




Christian Bailly 

Tous droits réservés 

1er Mai 2026



jeudi 30 avril 2026

Le phare de la Coubre

 



Devenue une sentinelle aux pieds fragiles,

Des tempêtes, tu étais pourtant le vigile.

Mais le temps, cruel et patient, à la dérobée,

Te dévoile depuis peu, ses tristes projets.

 


Au-delà de l’absurdité des hommes obstinés,

Dame Nature, alliée de l'onde déchaînée,

Sans remords, te fait payer

Ton audace et tes années de fierté.



 

Pourtant combien de navires égarés

Dans les brumes, as-tu repérés ?

Pourtant combien d'âmes en danger

Dans les nuits qui grondent as-tu sauvées ?

 



Les flots, tels des cavaliers de l'Apocalypse

Sans pitié, ta bienveillance, ils éclipsent.

Les vagues déferlantes chargent les dunes

Résignées devant tant d'infortune.

 


Longtemps contenues, les forces inégales

S'affrontent dans un duel déloyal.

Par les embruns, la végétation brûle,

La ligne de front, chaque hiver recule.


 

Combien de bourrasques te reste-t-il à affronter ?

Combien de levants te reste-t-il à contempler ?

Moins, beaucoup moins que ceux passés,

Le temps est venu d'accepter cette destinée.

 


Les hommes se pressent pour te visiter,

Sans vraiment savoir comment te sauver

Du désastre annoncé, mais il n'est plus temps,

Il est bien là, le grand effondrement...

 


Avec les premiers sinistrés gisant à tes pieds

 




Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

28/04/2026

samedi 11 avril 2026

Au beau milieu s'écoule la rivière

Frédéric Valdi


 Au beau milieu s'écoule la rivière,

Bordée d’aulnes et de noisetiers,

Dominés par de bruissants peupliers,

Iris et nénuphars captent la lumière.

 

Les grenouilles amoureuses coassent,

Se cherchent au milieu des roseaux.

Les carpes s’agitent, frayent à fleur d’eau.

Le pêcheur rêve de remplir sa besace.

 

Dans les fourrés, un peuple piailleur

S’affaire à bâtir des nids douillets

Pour accueillir les jeunes couvées,

Où le coucou trouvera son bonheur.

 

Sur le pont de Cézy, je me suis posé,

Là, j’imagine tout ce tumulte printanier

Vers lequel s’enfuient mes pensées,

Le cœur serré d’avoir dû m’en éloigner.


Christian Bailly

Tous droits réservés

07/04/2026


jeudi 9 avril 2026

L'ange déchu...

Icare de Bogdan Goloyad Sculpture sur bois

 

Sa beauté

l'avait fait chanceler,

Sa lumière

l'avait égaré.

 

De son chemin,

il s'était détourné

pour rejoindre

le temple de la chair.

 

Vers Priape,

il finit par se tourner,

séduit

par de beaux apollons.

 

Il avait bu

le nectar des hommes,

au plaisir,

il avait succombé.

 

Son corps,

il en fit une offrande,

le livrant

aux âmes damnées.

 

Il donna

ce qu'il avait appris,

l'amour

teinté de compassion.

 

Des hommes,

il connut la douceur,

de leurs sexes,

il endura les brûlures.

 

En eux,

il découvrit les vertus

mais aussi

les ombres coupables.

 

À la luxure

il s'abandonna,

et le désir, 

lui brûla les ailes.

 

À jamais,

il devint l'ange déchu,

banni des cieux

arraché à sa stèle.

 

Mais sur terre,

il trouva enfin sa place :

un destin 

qu'il avait rêvé d'embrasser.


"L'Ange déchu" d'Alexandre Cabanel



Christian Bailly

Tous droits réservés

08/04/2026

lundi 6 avril 2026

Pas comme les autres et alors !?

 J'ai décidé de partager ce poème sur ma page.

Il m'a été dédié par une amie poétesse Liliane AFFRE.

Je suis sûr qu'il parlera à beaucoup d'autres personnes.


Image web



C'est un garçon pas comme les autres,*

Mais il est mon ami.

Je sais qu'il préfère les hommes.

Qu'avec les femmes, il est comme dans un aquarium.

Il n'a pas choisi, c'est la nature qui l'a fait ainsi.



C'est un garçon pas comme les autres,

Des gènes contrariés on semé la zizanie,

Il a pourtant essayé de se conformer

À ce que les autres de lui attendaient,

Alors qu'à lui-même, longtemps, il a menti.




C'est un garçon pas comme les autres,

Je crie haro sur son infamie !

Je me moque qui est dans son lit.

Sa féminité, il l'a cachée comme une confidence,

Moi, je lui trouve du charme et de l'élégance.




C'est un garçon pas comme les autres.

Mais qui après avoir souffert a rebondi,

Dévoilant avec courage qui il était.

Avec un homme aimer dans la sérénité

Et de sa renaissance en faire toute une poésie.



Image web


* emprunté à STARMANIA (Ziggy)

Liliane AFFRE
2021.05 17
Tous droits réservés

jeudi 2 avril 2026

Le don du vent


 

Le don du vent,

un souffle continu dans la grand-voile

quand le marin avisé suit sa bonne étoile,

un soupir qui efface les larmes de l'épouse angoissée,

à son retour, dans les brumes éthérées.

Un chant lancinant dans les gréements,

à la tombée du jour, sur le port indolent.

Et quand soudain il se tait un moment,

il inspire aux âmes paix et recueillement.

 


Le don du vent,

un courant d'air venu sécher

et parfumer les draps étendus dans les prés fauchés.

Dans le ciel, il emporte les cerfs-volants,

et fait bondir de joie les enfants.

Il passe comme une houle sur un champ de blé

avant qu'il ne soit moissonné.

Il ébouriffe les cheveux d'une fiancée,

ou soulève avec grâce le voile d'une mariée.


 

Le don du vent,

au printemps, il est une vague d'embellie

parfumée des premières fleurs épanouies.

Il est une caresse tiédie par le soleil un soir d'été,

venue cueillir à nos fronts fiévreux, la rosée,

ou un tourbillon de feuilles mortes qu'il emporte

dans le ciel d'automne, sous bonne escorte.

En hiver, en bourrasques, sans désarmer,

il nous fait savourer le feu de la cheminée

 


Le don du vent,

c'est une risée sur un étang, à la tombée de la nuit,

un frisson qui passe et nous laisse étourdis,

chavirés par l'errance de son souffle.


Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

01/04/2026

dimanche 22 mars 2026

Tandis que le printemps pavoise...


du net


À mes pieds, les vagues gémissent et meurent, sans prières,

La brise enjouée emporte leurs plaintes vers les cieux.

Le ciel ne porte plus le deuil de la morte-saison, de l'hiver.

Le printemps relève la tête nimbée de jours heureux.


Photo Christian Bailly



Sur la plage gisent les cadavres emportés par les tempêtes,

Ballottés par les flots turbulents; le sable sera leur sépulture.

Que reste-t-il de leurs existences, des troncs nus, sans têtes,

Avec lesquels, pour s'abriter, les touristes bâtiront des murs.


Photo Christian Bailly



Rêveur, j'écoute les histoires que veut bien me raconter le vent,

Parfumé par les amandiers en fleurs qu'il ébouriffe au passage.

Mais très vite, à leurs pieds, il ne restera qu'un voile blanc,

Que viendront égratigner, quelques iris et violettes bien sages.


Photo Christian Bailly



Même ici, le rêveur que je suis peine à oublier les menaces.

Elles pèsent sur les hommes, mais pas sur ce monde innocent.

Il poursuit sa ronde au rythme soutenu des saisons qui passent,

Laissant les hommes pour ce qu'ils sont, de fantasques enfants.


Photo Christian Bailly



La nature s'éveille, elle se pare des couleurs des beaux jours,

Selon ses moyens, tout le vivant s'affaire, installe le printemps.

Pour séduire à coup sûr, chacun se pare de somptueux atours.

 Des espoirs bourgeonnent, il ne faut pas manquer l'événement.


Photo Christian Bailly



Christian Bailly

Tous droits réservés

22/03/2026