vendredi 3 février 2023

Brise-larmes

 

Bien au-delà du brise-lames,

S'envole, au loin, mon âme...

Pour des horizons lointains.

Viens ! Donne-moi la main...


Là-bas, nous nous aimerons,

Notre vie, nous poétiserons,

Pour oublier les tourments

D'un monde à son dénouement.


Tout là-bas, entre ciel et mer,

Sur les ailes de nos chimères,

Nous broderons des jours meilleurs.

Un monde en paix avec lui-même,

Protégé du pire par un brise-larmes,

Contre les vents et marées des armes.

 




































Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

03/02/2023

 

mercredi 1 février 2023

Écocide sétois.

Les vautours n'ont pas longtemps hésité

Pour le ventre de Sète, l'éviscérer.

Déjà, ils s'affairent à effacer son passé,

Par un présent destructeur et effronté.


Au nom d'une modernité pourtant surannée.

Depuis qu'elle est entre des mains viles,

Le béton est devenu la lèpre de notre ville,

Toujours prêt à s'emparer des lieux de liberté.


Les bétonneurs, adoubés par ces rapaces,

Vampirisent le moindre air de verdure.

Leur haine viscérale des arbres perdure.

À peau de chagrin, ils réduisent leur espace.

 

Ils sont prêts à vendre leurs âmes damnées,

Pour une poignée d'or, prix de leur ignominie.

Ils cachent leur félonie, derrière leurs railleries

Et démystifient leurs crimes et leur iniquité.



La valse des engins prédateurs a commencé,

The King des parkings peut bien se réjouir.

La mort des cent cyprès a dû le faire jouir,

Sûr, pour quelques tilleuls, il ne  va pas pleurer.



De sa caste dirigeante, de la justice aveuglée,

Pour son crime prémédité, il a la bénédiction

Peu leur importe, sur notre vie, les répercussions.

Peu leur importe de notre avis, le bien-fondé



Les loups ne se mangent pas entre eux,

Et de ce que veut l'un, l'autre le conforte.

L'autocratie est en route sous bonne escorte,

Pour terrasser et bétonner les citoyens séditieux. 


   


 








Adieu à vous, paisibles tilleuls argentés !

Bientôt, vous ne serez que l'ombre de votre ombre.

Déjà, dans les enfers, notre place chérie sombre,

Pour le plaisir d'un prince écocidaire et obstiné.


 


Partout des frères se lèvent pour s'opposer

Au pillage de Dame Nature que l'on empoisonne

Ou dans le béton que l'on emprisonne

Il y va de la survivance de notre humanité


  








Merci frères d'armes, notre combat n'est pas vain,

Il montre la voie de la conscience écologique,

Nous ouvre les yeux sur la traîtrise de nos politiques.

De notre environnement, nous devons être les gardiens…

 

Plus que jamais !


Christian Bailly 

Tous droits réservés 

01/02/2023