Ambiance mordorée d'un jour d'hiver,
Où l'horizon se perd entre ciel et terre.
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| Photo Michel Brel |
Ambiance mordorée d'un jour d'hiver,
Où l'horizon se perd entre ciel et terre.
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| Photo Michel Brel |
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| Magritte - Thérapeute |
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| Sidi Amor Fayache - le saint-fou au corps dénudé |
| Musée Fabre - Montpellier - Détails - La mort d'Abdel - Fabre François-Xavier Photo Christian Bailly |
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| The Scaffold - Steven Kenny |
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| Un homme triste - Sylvie Guillot |
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| The Flagellation of Our Lord Jesus Christ - William-Adolphe Bouguereau |
| Musée Fabre - Montpellier - Ulysse sauvé du naufrage par Minerve aborde à l'île de Calypso - Trémolière Pierre-Charles Photo Christian Bailly |
| Versailles - Les Jardins Photo Christian Bailly |
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| Photo Christian Bailly |
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| Ingrid Douchin |
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| du net |
L'universalisme
de l'amour.
Christian Bailly
Tous droits réservés
001/02/2016
Mon
amour, j'ai laissé…
J'ai
laissé mon cœur transi sur ton oreiller,
Pour
parler à ton oreille et rassurer tes rêves.
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| Pierre-Auguste_Renoir |
Pour
que tu te souviennes de nos plaisirs.
J'ai
laissé mes ardeurs sur notre couche,
Pour
que tu t'impatientes de mon retour.
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| Vincent Van Gogh |
J'ai laissé mon esprit errer dans la maison,
Pour
que tu oublies le silence de l'absence.
J'ai
laissé, chez nous, l’empreinte de mon âme,
À
toi seul prédestinée pour la vie, à jamais.
Loin
de toi, je ne suis qu’une ombre vagabonde,
Une
âme en sursis, un cœur sans raison d’être.
Alors
Je
t'ai laissé tout de moi, le temps de notre séparation,
Pour être sûr de revenir me blottir dans tes bras,
Et te dire, je t’aime !
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| Zulu Art |
Christian Bailly
Tous droits réservés
13/01/2025
Je ne suis qu'un vieux fou !
Sans cesse, vers toi, mes pensées
Amoureuses et ardentes vagabondent,
Me tourmentent et me dévergondent,
Font de moi un vieil amant obsédé.
Un enchantement qui dure et qui
dure,
Que les mots n'exorcisent même pas.
Je ne sais pas résister à tes
appâts.
De cette tourmente, j'aime les
griffures.
Je ne suis qu'un vieux fou !
J'assume cependant tous mes délires,
Trop heureux de vivre ces instants.
Ils me sont donnés au dénouement
De mon destin, qui lentement expire.
Instant de grâce tant de fois
inespéré
Auquel je ne croyais plus vraiment.
Un regard, un baiser de mon amant,
Font de moi un vieux poète enchanté.
Je ne suis qu'un vieux fou !
Un vieil homme follement amoureux,
Je veux vivre l'automne de ma vie,
Comme un printemps s'épanouit
Sous les premiers éclats généreux.
Je gribouille des pages et des
pages,
Pour perpétuer cet amour qui nous
tient.
De ma destinée, tu es le magicien,
Tu le sais, tu as tous mes
suffrages.
Je ne suis qu'un vieux fou !
Non ! Ma vie n'est point chimérique,
Quand sur moi, tu refermes tes bras,
Mon âme oublie ses singuliers
combats,
Mon cœur se repaît de l'instant
onirique.
Peu importe si Thénatos m'emporte
Un jour pour le Tartar, pour expier.
Je n'étais pas destiné pour
l'Elysée.
J'aurais ce bonheur vécu pour
escorte.
Je ne suis qu'un vieux fou !
Merci de faire de moi ce vieux fêlé,
Je t'aime à la folie comme à vingt
ans.
Je ne vois plus les larmes du temps
Imprimées sur le papier glacé du
passé.
Des hommes, je suis le plus comblé,
Je me complais dans cette folie.
Mes turpitudes, par l'amour,
abolies,
Laissent enfin la place à la
félicité.
Christian Bailly
Tous droits réservés
Sans
vraiment s'en rendre compte,
Une p'tite
fée ingénue,
Qui avait un
beau petit cul,
Et de jolis
petits seins,
Faisait
baver un escargot dans le jardin...
"Bon
sang, que ne suis-je pas un prince,
Pour goûter
à tout ça ? Mince !"
Se disait-il
en la voyant...
Au
désespoir, la nuit venue,
En pensant à
l'ingénue,
Partout dans
le jardin,
Il laissait
la trace de son chagrin,
Qui
scintillait au soleil, dès le matin...
Un jour, la
reine des fées,
Qui se
faisait très très âgée,
Avec
empathie, s'en est inquiétée...
"Pauvre
escargot", se dit-elle,
"À ce
train-là, il va finir par se dessécher..."
Aussi, elle
le prit en pitié,
Tout en
sachant que c'était le dernier vœu
Qu'elle
pouvait réaliser pour rendre heureux
Une âme en
peine, près du trépas…
"Abracadabra
! Abracadabra !
Bave de
crapaud et langue au chat
Beau prince,
tu deviendras !"
Et le
miracle se fit...
L'escargot
devint un beau prince !
Sans perdre
de temps de serrer la pince
De la très
vieille fée
Déjà en
train d'agoniser,
De bon
matin,
Il alla dans
le jardin,
Pour bien
vite se régaler
Des beaux
atours de la p'tite fée
Devenue une
princesse de toute beauté...
Qui l'attendait
au pied
D'un
éclatant rosier.
Mes amis,
Voilà
pourquoi vous voyez dans vos jardins
Des traces
scintillantes, tous les matins.
De tous les
autres escargots, au désespoir,
De ne jamais
connaître la gloire
De devenir
un jour un prince couronné
Elles sont
leurs larmes versées,
En pensant
aux petites fées
Qu'ils ne
pourront jamais goûter...
Christian Bailly
Tous droits réservés
14/05/2024
À l'heure où l'aurore
brode de fil d'or,
de la tête aux pieds,
les arbres décharnés,
et tisse de fil d'argent,
la prairie sertie de brillants,
la campagne se réveille
baignée d'un rayon de soleil.
Les bœufs, insensibles
à cette beauté tangible,
paissent, paisiblement,
cette rivière de diamants
étalée sous leurs sabots.
Dans la haie, en lambeaux,
des corbeaux croassent,
entre eux, ils bavassent
comme des vieilles,
tout en scrutant le ciel.
Aux pieds des chênes
se joue une autre scène.
Des rouges-gorges sautillent
de brindilles en brindilles,
picorent, le sol encore gelé,
et s'apprêtent à s'envoler.
À l'affût, un vieux matou,
sorti de je ne sais où,
contemple ce mets.
Il serait mieux, à fainéanter
devant le feu de cheminée
vivement en train de crépiter.
Un épervier, d’un poteau,
semble observer de haut,
de ce monde, les merveilles.
Il étudie une proie qui s'éveille.
Une tragédie va se jouer,
si personne ne vient la déjouer.
Moi, j'observe ce paysage
qui résiste aux outrages
du temps tenace qui passe.
Déterminé, sa route, il trace.
Je me rappelle mon enfance,
dont il me reste les souvenances
de cette paisible campagne.
À jamais, elle m'accompagne.