dimanche 31 mai 2026

Sur le sable mouillé

 


Image IA créée à partir de ma poésie 


Sur le sable encore mouillé,

J'écris le fond de ma pensée,

Je confie mes états d'âme, 

Doucement, je les déclame, 


Pour les voir emportés

Par les flots argentés,

Vers d'autres rivages

Où planent des nuages.


Où grondent de violents orages  

Non, ce ne sont pas des mirages,

Demandez aux enfants, aux mères,

Aux souffrants dans leur chair.


Ils s'interrogent, pourquoi la guerre ? 

Pourquoi sont-ils venus sur terre ?

Pour mourir, assurent les bombes,

Garnir des cimetières, les tombes.


Le monde n'a aucun pouvoir,

Il tourne la tête pour ne pas voir, 

Et les mères versent des larmes,

Prient pour que se taisent les armes. 


Elles retrouvent sans vie le fruit 

De leurs entrailles, déjà enseveli,

Alors tard dans la nuit, elles crient,

Mais leur douleur ne fait pas de bruit.


À leurs pleurs, le monde garde le silence.

Il court à sa perte avec insolence,

Sans voir les mères à genoux 

Pour implorer un destin plus doux.


En ce jour de fête des mamans, 

J'implore le monde d'être clément, 

D'oublier ses querelles mortifères. 

Et si demain nous étions enfin tous frères 


Sur le sable encore mouillé,

J'écris le fond de ma pensée,

Je confie mes états d'âme, 

Doucement, je les déclame, 


Christian Bailly 

Tous droits réservés 

 31/052026


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