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| Image IA créée à partir de ma poésie |
Sur le sable encore mouillé,
J'écris le fond de ma pensée,
Je confie mes états d'âme,
Doucement, je les déclame,
Pour les voir emportés
Par les flots argentés,
Vers d'autres rivages
Où planent des nuages.
Où grondent de violents orages
Non, ce ne sont pas des mirages,
Demandez aux enfants, aux mères,
Aux souffrants dans leur chair.
Ils s'interrogent, pourquoi la guerre ?
Pourquoi sont-ils venus sur terre ?
Pour mourir, assurent les bombes,
Garnir des cimetières, les tombes.
Le monde n'a aucun pouvoir,
Il tourne la tête pour ne pas voir,
Et les mères versent des larmes,
Prient pour que se taisent les armes.
Elles retrouvent sans vie le fruit
De leurs entrailles, déjà enseveli,
Alors tard dans la nuit, elles crient,
Mais leur douleur ne fait pas de bruit.
À leurs pleurs, le monde garde le silence.
Il court à sa perte avec insolence,
Sans voir les mères à genoux
Pour implorer un destin plus doux.
En ce jour de fête des mamans,
J'implore le monde d'être clément,
D'oublier ses querelles mortifères.
Et si demain nous étions enfin tous frères
Sur le sable encore mouillé,
J'écris le fond de ma pensée,
Je confie mes états d'âme,
Doucement, je les déclame,
Christian Bailly
Tous droits réservés
31/052026

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