samedi 24 janvier 2026

Liberté !

 


Derrière les barreaux...

Il existe toujours des rêves de liberté...

 

Je suis derrière des barreaux

Dressés par les hommes,

Derrière des murs

Bâtis par la société.

Ils cachent ma réalité...

 

Liberté !

Liberté !

Donne-moi,

De mon destin,

La clef de mes chaînes

Et de ma cage dorée.

Donne-moi la force

De m'échapper…

 

Liberté !

Liberté !

Sur la voie sacrée,

Guide-moi vers l'émancipation,

Que je vive enfin ma vérité,

Que je fasse entendre

Ma voix libérée.

 

Liberté !

Liberté !

Donne-moi des ailes,

Émancipe ma conscience,

Que j'embrasse l'évidence,

De vivre le substantiel,

De mon existence…


Christian Bailly 

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24/01/2026

jeudi 22 janvier 2026

La rivière





Elle court, elle court la rivière,

Dans nos pas, sans se soucier

Le moins du monde des pierres

Qu'elle roule sous nos pieds.




Elle flâne, elle flâne la rivière,

Riche d'amour, riche de vie,

Dessus, dessous la verte litière

De nénuphars à peine fleuris.




Elle se hâte, elle se hâte la rivière

Promène toute sa progéniture

Le long des terres nourricières,

Sous le soleil qu'elle capture.




Même si elle se presse la rivière,

Ses reflets d'azur et d'argent

Remplissent notre aumônière,

Des richesses de l'instant présent.




Elle prend tout son temps la rivière,

D'arroser les prairies en fleurs,

Où je rêve d'école buissonnière,

Et moi, je suis là, à flairer le bonheur.



Texte et photos Christian Bailly

Les bords de l'Yonne près de Cézy - Thèmes

Tous droits réservés 

22/01/2026

lundi 19 janvier 2026

Reconnaissance





Je me souviens des petits matins frileux,

Où je devais sortir de mon lit douillet.

Pourtant, j'avais eu du mal à le réchauffer,

Dans ma chambre, où ne brûlait pas de feu.



Mon corps frêle de gamin avait grelotté,

Malgré l'édredon dodu et le couvre-pied,

Avant de trouver le sommeil d'écolier,

Et de voyager dans mes rêves tourmentés.



En hiver, la chambre était humide et glacée,

Au matin, je trouvais des œuvres éphémères,

Sur les vitres recouvertes de fougères.

Un rayon de soleil finissait par les effacer.





Je m'habillais de mes vêtements gelés.

Pour gagner la cuisine, il fallait ressortir.

Braver la froidure, avant de pouvoir assouvir

Ma faim et ma soif d'au plus vite grandir.



Ma grand-mère, déjà au pied de la cuisinière,

Faisait griller de généreuses tartines de pain.

Je m'approchais d'elle pour un tendre câlin,

Puis sur le banc, je rejoignais mon grand-père.



La cuisine embaumée de gourmandes odeurs,

Réchauffait mon cœur tendre d'enfant,

Privé par le mauvais sort, de sa maman.

J'exigeais peu de la vie pour faire mon bonheur.




Leurs cœurs généreux m'ont sauvé du pire,

D'une vie d'errance et de mille déconvenues.

Aujourd'hui, je mesure ce que je serais devenu

S'ils n'avaient pas eu la sagesse de me recueillir.



J'avais la tendresse de ce couple vieillissant,

J'avais le nécessaire, mais sans le superflu,

Sans leur affection, que serais-je devenu ?

C'est de leur amour que j'ai construit mon devenir.






À ma Grand-mère

À mon Grand-père


Christian Bailly

Tous droits réservés

19/01/2026

jeudi 15 janvier 2026

Enfance de sauvageons



Francis Picabia - Laveuse au bord de l'Yonne


Je me souviens de notre campagne endormie.

Loin des tumultes des villes éloignées.

Nous ignorions les prémices de leurs folies.

Notre terre sentait les foins en train de sécher,


Les foins - Jules Bastien-Lepage


Les champs de blé dorés en douceur au soleil,

Le crottin des troupeaux qui revenaient des prés,

La corne des sabots sous le fer devenu vermeil,

Après la pluie, l'exhalaison de l'herbe mouillée.


Annha - Art majeur


Je n'oublie pas non plus le parfum étourdissant

Du tapis émeraude et parme de la côte aux violettes,

Et plus loin, celui des coucous, doux et envoûtants.

Du printemps, nous venions faire la cueillette.


Pascal Giroud


Puis avec nos bottes de sept lieues, souvent crottées

De cette terre riche et pesante de la vallée,

Ventre à terre, nous courions jusqu'aux bords apaisés.

De la rivière, sous les ombrages des peupliers.


Peupliers sur l'Epte  - Monet



Un jour cow-boy, un jour indien, chasseur ou gibier

Un jour un voleur de grand chemin, un jour policier

Un jour, un roi, un jour, un prince ou encore chevalier

Un jour, un valeureux soldat, un autre, un prisonnier


Illarion Mikhailovich Pryanishnikov


Notre charmante campagne était notre royaume.

Le terrain de jeux de nos imaginations fertiles

Comme cette terre sous nos pieds ; elle embaume

Encore les souvenirs de nos liesses juvéniles.


Christian Bailly
Tous droits réservés
15/01/2026

lundi 12 janvier 2026

Inspiration

 


Bouquets éphémères

De diamants scintillants

Au soleil couchant.



Gerbes de gouttelettes

Étincelantes venues s'échouer

Sur le rivage imperturbable.




Rochers antiques enlacés

Par les vagues fougueuses

Dans une dernière étreinte.




Flots sacrifiés sur l'autel

D'une bataille acharnée

Depuis la nuit des temps.




Entre notre mer intrépide

Et notre terre impassible,

Une rivalité intemporelle.




Devant cet enjeu perpétuel

Les hommes, eux, s'obstinent

Et le poète, lui, s'émerveille.









Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

12/01/2026

jeudi 8 janvier 2026

Rivages sétois


Éclats argentés du soleil hivernal

Nuages à la dérive dans l'azur...

Le ressac berce mes pensées...

Ici, je peux rester des heures

À refaire le monde, à tout oublier.

 


En paix avec moi-même,

Je vagabonde sur tes flots.

Ils viennent mourir à mes pieds,

Après des miles et des miles d'errance,

De mer, en mer, jusqu'à nos terres,

Pour arriver jusqu'à moi

Et mes insuffisances de mortel.

 



Tu fais mes vieux jours heureux,

Ici, j’oublie ce monde perfide,

Ses cruautés et ses bassesses,

Ses intolérances et ses haines,

Qu’il traîne depuis sa création

De millénaires en millénaire,

Comme une tare héréditaire.

 


Je dépose mes idées noires,

Dans l’onde ensorcelante.

Puisse-t-elle les emporter

Vers ses abîmes effrayants

D’où personne ne revient !

Puisse-t-elle emmener les folies

De notre monde absurde

Pour les engloutir à jamais !


 

Alors, l’esprit désenchaîné,

Délivré de mes peurs viscérales,

Je pourrais imaginer ces rêves

Qui occupent mes insomnies

De vieux poète incorrigible,

Au regard étonné d’enfant,

Émerveillé devant ta réalité 

Sans cesse renouvelée.



Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

06/01/2026

samedi 3 janvier 2026

Imagine !


Imagine !


Imagine qu'un jour, le chant du silence puisse couvrir pour toujours les fracas du canon.

Imagine qu'un jour, le murmure des vagues berce les hommes et endorme leurs aversions.


Imagine que le gazouillis des oiseaux devienne plus audible que, des politiques, leur duplicité.

Imagine que le chant des étoiles nous raconte la véritable histoire de notre humanité.


Yan  Van Kessel -1626-1879 Anvers - ou un peintre de son entourage .


Imagine que les hommes acceptent cette vérité, oublient leur bellicisme, leurs folies religieuses.

Imagine que le vol des hirondelles nous explique combien la liberté est une source précieuse.


Liberté - Boris Baranoff Rossine


Imagine que le bruissement du ruisseau dans la montagne nous invite à purifier nos cœurs.

Imagine que le souffle doux du Zéphir nous apporte sa sérénité et qu'il éteigne nos rancœurs.


Zéphyr et Chloris, détail de La Naissance de Vénus - Sandro Botticelli


Imagine que le murmure de la plume du poète, sur le vélin, initie les hommes à la sagesse.

Imagine que les fleurs nous donnent une leçon d'humilité et nous apprennent la délicatesse.


Jeune fille dans le jardin de Givernyde Claude Monet


Imagine que les rires des enfants nous fassent retrouver l'innocence de notre venue au monde.

Imagine que le mutisme des morts nous dise que la vie vaut bien plus que tout l'or du monde.


Portraits d'enfants de Auguste Renoir.


Imagine que le silence de la pensée du poète soit entendu par les hommes afin qu'ils mesurent.

Son insignifiance à l'échelle du temps, de l'âge de l'univers, du cosmos et de sa démesure.


Du net


Imagine !

Imagine toutes ces choses qui pourraient être meilleures pour le monde et chacun d'entre nous !

Imagine la Terre ensemencée par l'amour et  que haine et violence soient sous les verrous.


Brueghel Jan, Van Balen Hendrik l'Ancien - La Tere ou Cérés -  Allégorie de la Terre


Imagine !

Imagine le paradis, là, maintenant, pas virtuel, non, bien réel, à portée de main des hommes.


Maurice Denis - Le Paradis



Imagine… Imagine… Imagine…


Mes amis, pour 2026, du fond de mon cœur, 

J'imagine pour vous tous, que tous les bonheurs du monde se réalisent… 

Bonne et heureuse année 2026



Christian Bailly
Tous droits réservés
02/01/2026