lundi 31 mars 2025

Après sa colère...



Après sa colère virulente sur nos rivages,

La voilà enfin aussi sage qu'une image.

Elle a échangé la grisaille pour l'azur,

Et aujourd'hui, l'azur pour l'émeraude.

La tramontane rôde depuis les terres,

La fronce légèrement, au pied de la ville,

Mais moutonne ses flots au lointain,

Sous un ciel chargé devenu menaçant.













Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
29/03/2025


Quand l'amour



Quand l'amour se confie à l'oreille du poète,

Il souffle à sa plume, les poésies qu'il faut,

Celles que l'on n'ose pas déclarer tout haut,

Mais qui ne peuvent longtemps rester muettes.


Du net



Dans leur face-à-face tendre et amoureux,

Il lui offre, sans partage, le fond de son âme,

Où brûle pour lui, avec ferveur, sa flamme.

Il puise son amour intarissable dans ses yeux.



Il cueille sur la rosée de ses lèvres sensuelles,

Tous ses « je t'aime » timides et silencieux,

Qu’il éternise, sur le papier, en ses vers immortels.


Matray Marie-Christine

Quand ils seront vieux, la veillée aura le parfum

De cette passion, qui refuse le temps qui passe.

En revivant tous ces instants comme un jour sans fin.



Christian Bailly
Tous droits réservés
20/12/2024

samedi 29 mars 2025

Jeune femme en fleur

 




Quelle est belle et fraîche,

Comme un bouquet de roses

Cueillies au petit matin,

Quand l'aube les défroisse.



Ah ! Mon Bel Ami, pour elle,

Vends ton âme, offre ton corps

Elle est le paradis à elle seule,

Où fleurissent désirs et plaisirs.



Il y a de la joie dans sa chair

Habillée de sa jeunesse frivole.

Elle palpite du bonheur d'être.



Pour toi, elle danse sa vie,

Cueille là avant qu'elle ne se fane,

Enivre toi de ses ardeurs...



Christian Bailly 
Tous droits réservés
19/07/2023

samedi 22 mars 2025

Colère marine

 






Vous avez beau dire, vous avez beau faire,

Vous ne pouvez rien contre mes colères.

Vos vies ne sont pour moi que des chimères.



Je vous le dis, croyez moi dur comme fer,

Je peux avoir le cœur dur comme la pierre.




Touchez à ma terre, je vous ferai des misères,

Faîtes moi des misères, je vous ferai la guerre,

De votre destinée, je peux en faire une galère.



De mon ventre, vous tirez vos besoins alimentaires,

De mes fonds, vous prévoyez déjà de griffer la chair,

Pour des terres rares devenues manne financière.

 


Vous avez grandi sur cette terre nourricière,

Grandi... Grandi... Sans jamais vous satisfaire.

Cupides, vous avez fait vos petites affaires,

Jusqu'à faire fondre les calottes glacières,



De votre univers vous avez fait une serre.

Vous aviez un paradis, vous en faites un enfer.

Bientôt pour vous, y vivre sera un calvaire.

 


Vous le savez pourtant, Il n'y a pas de mystère,

Depuis la nuit des temps, je suis votre mère.


De votre bien-être, je suis la cheville ouvrière,

Mais si le besoin se fait sentir, je me ferais sorcière !



Alors, enfants de la terre, hâtez vous de bien faire,

Avant qu'il ne soit trop tard pour revenir en arrière...

 



Texte et vidéos Christian Bailly

Photos Jean Romain

Tous droits réservés

16/03/2025

jeudi 20 mars 2025

Entendez-vous le chant du monde ?

 



Quand sur les cendres froides de l'hiver, au Printemps renaissant,

La fauvette, dans nos jardins à peine en fleurs, fait son retour,

Elle annonce les beaux jours ; de son chant, elle anime nos cours,

En attendant que les frêles hirondelles gazouillent en s'envolant.

 

Entendez…

Dans les arbustes en bourgeons, les moineaux piaffent d'impatience,

Se chamaillent pour des femelles aussi surexcitées que les mâles.

Les tourterelles amoureuses caracoulent, sans penser à mal.

Au soleil, un matou veille sur ces mets de choix, en abondance.



Le pigeon, éternel amoureux, de ses roucoulades, nous gratifie,

Il nous fait par de sa passion pour sa favorite, tout énamourée.

Le merle moqueur, tel un flûtiste de renom, dans son envolée,

S'époumone sur les toits, nous offre généreusement sa mélodie.

 


Écoutez…


Le pinson toujours gai, nous fait don de son chant mélodieux.

Pour célébrer le renouveau, il appelle sa belle, bien plus discrète.

La pie voleuse, en smoking, ne cache pas sa passion secrète.

D'un jardin à l'autre, à cor et à cri, elle jacasse à qui mieux mieux.


 

D'une branche à l'autre, la charmante mésange bleue zizinule,

Ne semble jamais vouloir prendre le temps de se poser un instant.

Le bouvreuil pivoine arbore son poitrail rouge-orangé, élégant,

Il babille dans les haies, tandis que sa femelle siffle et gesticule. 

 

Entendez…

Au bois, un coucou appelle sa belle, en quête d'un nid à squatter.

Vite ! Cherchez cette pièce, dans votre poche, qui vous fera riche !

Le soleil, haut dans le ciel épuré, de douceur n'est plus chiche,

Déjà, les jonquilles, rayonnantes, s'épanouissent sous nos pieds


 

La grive, toute mouchetée, s'impatiente dans les vignes en fleur,

Et tente de faire de la concurrence au merle plus talentueux.

Le serin, dans sa robe jaune vif, gringotte, comme un bienheureux,

Tandis que le verdier entonne son chant nuptial, avec ferveur.

 

Écoutez…

Plus loin, sur le littoral, les sternes tapageuses, reprendre leurs jeux

En se laissant tomber comme des pierres dans les flots nourriciers.

Quant aux goélands, toujours le ventre creux, derrière les chalutiers, 

Partagent leur gouaille et leur pitance en suivant leurs sillons généreux.

 


Entendez-vous tous ces oiseaux qui fêtent le retour du printemps ?

Écoutez ! Écoutez leur concert, cette symphonie du renouveau,

Où chacun vibre, compose sa partition, comme un maestro.

Allez, les amis ! Réveillez-vous ! D'hiverner, il n'est plus temps...

 


Écoutez-les !

Entendez …

Des fauvettes, des moineaux, des merles, des pinsons et des hirondelles,

Des pies, des mésanges et des bouvreuils, des coucous, et des tourterelles,

Des grives, des serins, des verdiers, des sternes et des goélands, les décibels !

Ils sont le chant du monde !

Écoutez le chant du monde,

Avant qu'un jour, il ne devienne aussi muet qu'une tombe…

samedi 15 mars 2025

Dilemme (Revisité)

 


Le temps passe,

Laisse ses grimaces

Sur mon visage

Qui prend de l'âge

Et sur mon corps

Qui craint le chant du cor.

 

De la frivolité de la jeunesse,

À la gravité de la vieillesse,

La course du sablier

Semble s'affoler,

Ne pas vouloir écouter

Mes réticences désespérées.

 

J'attendais de la sagesse

Quelques largesses

Pour mieux accepter,

Avec une certaine dignité,

Ce naufrage annoncé,

L'insensé d'une destinée.

 

Ma tête n'en faire qu'à sa tête

Pour continuer la fête.

J'ai beau me démener

Ne rien vouloir céder

Comme un jeunot, je m'entête,

Mais ne suis qu'un vieil esthète.

 

Je refuse de voir cette réalité

Qui finira par m'emmurer

De gré ou de force.

Je ressens comme un divorce

Entre ce que je suis

Et ce que je fuis,

 

Entre ce que je veux

Et ce que je peux…

Et c'est bien là le dilemme…

Ah ! "Si jeunesse savait

Si vieillesse pouvait"


Christian Bailly

Tous droits réservés

16/03/2022 (revisité 15/03/2025)

mardi 4 mars 2025

Quand…


Quand nos yeux confiants se plongent

Dans l'âme où n'existe pas le mensonge,

Quand sous nos caresses audacieuses germe

Ces vibrations qui électrisent nos épidermes,





Quand nos lèvres, en feu, effleurent

Notre peau vibrante comme une fleur,

Sous les vents violents du désir

Qui ne rêve que de s'épanouir,




Quand nos corps s'enchevêtrent,

Pour ne devenir qu'un seul être.

Se mouvant à la faveur de l'amour,



Alors nos corps s'embrassent,

Alors nos chairs s'embrasent,

Pour s'acheminer ensemble vers le plaisir...



Christian Bailly

Tous droits réservés

03/01/2024