jeudi 8 janvier 2026

Rivages sétois


Éclats argentés du soleil hivernal

Nuages à la dérive dans l'azur...

Le ressac berce mes pensées...

Ici, je peux rester des heures

À refaire le monde, à tout oublier.

 


En paix avec moi-même,

Je vagabonde sur tes flots.

Ils viennent mourir à mes pieds,

Après des miles et des miles d'errance,

De mer, en mer, jusqu'à nos terres,

Pour arriver jusqu'à moi

Et mes insuffisances de mortel.

 



Tu fais mes vieux jours heureux,

Ici, j’oublie ce monde perfide,

Ses cruautés et ses bassesses,

Ses intolérances et ses haines,

Qu’il traîne depuis sa création

De millénaires en millénaire,

Comme une tare héréditaire.

 


Je dépose mes idées noires,

Dans l’onde ensorcelante.

Puisse-t-elle les emporter

Vers ses abîmes effrayants

D’où personne ne revient !

Puisse-t-elle emmener les folies

De notre monde absurde

Pour les engloutir à jamais !


 

Alors, l’esprit désenchaîné,

Délivré de mes peurs viscérales,

Je pourrais imaginer ces rêves

Qui occupent mes insomnies

De vieux poète incorrigible,

Au regard étonné d’enfant,

Émerveillé devant ta réalité 

Sans cesse renouvelée.



Texte et photos Christian Bailly

Tous droits réservés

06/01/2026

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