Éclats
argentés du soleil hivernal
Nuages
à la dérive dans l'azur...
Le
ressac berce mes pensées...
Ici,
je peux rester des heures
À
refaire le monde, à tout oublier.
En
paix avec moi-même,
Je
vagabonde sur tes flots.
Ils
viennent mourir à mes pieds,
Après
des miles et des miles d'errance,
De
mer, en mer, jusqu'à nos terres,
Pour
arriver jusqu'à moi
Et
mes insuffisances de mortel.
Tu
fais mes vieux jours heureux,
Ici,
j’oublie ce monde perfide,
Ses
cruautés et ses bassesses,
Ses
intolérances et ses haines,
Qu’il
traîne depuis sa création
De
millénaires en millénaire,
Comme
une tare héréditaire.
Je
dépose mes idées noires,
Dans
l’onde ensorcelante.
Puisse-t-elle
les emporter
Vers
ses abîmes effrayants
D’où
personne ne revient !
Puisse-t-elle
emmener les folies
De
notre monde absurde
Pour
les engloutir à jamais !
Alors,
l’esprit désenchaîné,
Délivré
de mes peurs viscérales,
Je
pourrais imaginer ces rêves
Qui
occupent mes insomnies
De
vieux poète incorrigible,
Au
regard étonné d’enfant,
Émerveillé
devant ta réalité
Sans
cesse renouvelée.
Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
06/01/2026



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