Viens, soleil ! Viens !
En attendant
que tu nous reviennes,
plus éclatant, plus lumineux,
resplendissant même.
En attendant
que d'un seul coup de rayon
tu gommes ce ciel gris chargé
d'une pluie de mélancolie.
En attendant
ton retour entre les feuilles
d'un pommier en fleur,
d'un ancestral olivier,
ou d'un palmier
bruissant sous la brise.
Viens, soleil ! Viens !
Viens éclairer les hommes
plongés dans l'obscurité,
accompagne la colombe de la paix
dans un ciel d'heureuses promesses.
En attendant
de faire la fête,
de marcher pieds nus
sur le sable chaud,
de lézarder
sous un parasol complice,
de nous ébattre
dans la fraîcheur des flots,
ou de paresser
sur la terrasse d'un café.
En attendant de nous plaindre
de te sentir trop brûlant,
trop envahissant,
et d'espérer la fraîcheur
de quelques gouttes d'eau.
En attendant…
En l'attendant, je veux danser…
Oui, je veux danser
pour te faire revenir à nous.
Danser à perdre haleine,
épuiser mes vieux os,
ils ont oublié leurs vingt ans.
Peu importe,
sinon, je danserai dans ma tête,
pour ne pas pleurer
sur nos vertes années enfuies
et retrouver dans ses yeux
l'éclat de notre jeunesse
où nous dansions
jusqu'au bout de la nuit.
Viens, soleil ! Viens !
Viens caresser mon corps déchu,
donne-lui la joie de vivre.
et fais le danser…
Danser…
Danser…
Danser…
Christian Bailly
Tous droits réservés
13/0/2026
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