vendredi 13 février 2026

Viens, soleil ! Viens !



Viens, soleil ! Viens !

 

En attendant

que tu nous reviennes,

plus éclatant, plus lumineux,

resplendissant même.

 

En attendant

que d'un seul coup de rayon

tu gommes ce ciel gris chargé

d'une pluie de mélancolie.

 

En attendant

ton retour entre les feuilles

d'un pommier en fleur,

d'un ancestral olivier,

ou d'un palmier

bruissant sous la brise.

 

Viens, soleil ! Viens !

Viens éclairer les hommes

plongés dans l'obscurité,

accompagne la colombe de la paix

dans un ciel d'heureuses promesses.

 

En attendant

de faire la fête,

de marcher pieds nus

sur le sable chaud,

de lézarder

sous un parasol complice,

de nous ébattre

dans la fraîcheur des flots,

ou de paresser

sur la terrasse d'un café.

 

En attendant de nous plaindre

de te sentir trop brûlant,

trop envahissant,

et d'espérer la fraîcheur

de quelques gouttes d'eau.

 

En attendant…

 

En l'attendant, je veux danser…

Oui, je veux danser

pour te faire revenir à nous.

Danser à perdre haleine,

épuiser mes vieux os,

ils ont oublié leurs vingt ans.

 

Peu importe,

sinon, je danserai dans ma tête,

pour ne pas pleurer

sur nos vertes années enfuies

et retrouver dans ses yeux

l'éclat de notre jeunesse

où nous dansions  

jusqu'au bout de la nuit.

 

Viens, soleil ! Viens !

Viens caresser mon corps déchu,

donne-lui la joie de vivre.

et fais le danser…

 

Danser…

Danser…

Danser…



Christian Bailly

Tous droits réservés 

13/0/2026

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