Bercé par les flots
mon esprit s'évade.
Il m'échappe.
Mon corps, inconscient,
poursuit sa route,
abandonne derrière lui
l'ombre de moi-même
que le ressac
s'empresse d'effacer.
Je suis devenu
une coquille vide
où résonne
la rumeur du large.
Arrivées au bout
de leur épopée
les lames périssent
à mes pieds,
telles des âmes aveugles
au terme de leur destin.
Le soleil pose
sur leurs crêtes
d'ultimes éclats
avant l'oubli.
Pourtant, chacune d'elles
est l'artisan muet
de cet immuable ouvrage.
Sans relâche,
elles sculptent ce monde
d'où mon esprit
tente de s'évader.
Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
02/03/2026

Encore un très beau texte joliment illustré
RépondreSupprimerMerci beaucoup pour ce rayon de soleil dans cette journée de pluie sans fin... Bonne soirée et à bientôt. Amitiés
SupprimerJ adore les belles poésies
SupprimerLe poète Alain adore les Poésies
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