Devenue une sentinelle aux pieds fragiles,
Des tempêtes, tu étais pourtant le vigile.
Mais le temps, cruel et patient, à la dérobée,
Te dévoile depuis peu, ses tristes projets.
Au-delà
de l’absurdité des hommes obstinés,
Dame Nature, alliée de l'onde déchaînée,
Sans remords, te fait payer
Ton audace et tes années de fierté.
Pourtant combien de navires égarés
Dans les brumes, as-tu repérés ?
Pourtant combien d'âmes en danger
Dans les nuits qui grondent as-tu sauvées ?
Les flots, tels des cavaliers de l'Apocalypse
Sans pitié, ta bienveillance, ils éclipsent.
Les vagues déferlantes chargent les dunes
Résignées devant tant d'infortune.
Longtemps contenues, les forces inégales
S'affrontent dans un duel déloyal.
Par les embruns, la végétation brûle,
La ligne de front, chaque hiver recule.
Combien de bourrasques te reste-t-il à affronter ?
Combien de levants te reste-t-il à contempler ?
Moins, beaucoup moins que ceux passés,
Le temps est venu d'accepter cette destinée.
Sans vraiment savoir comment te sauver
Du désastre annoncé, mais il n'est plus temps,
Il est bien là, le grand effondrement...
Avec les premiers sinistrés gisant à tes pieds
Texte et photos Christian Bailly
Tous droits réservés
28/04/2026
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