jeudi 1 octobre 2026

C’était du temps


C'était du temps,


du temps d’avant…


D’avant le confinement,


il y a très, très longtemps…



 

Celui de mes vertes années,


du blé en herbe,


de la vie sauvageonne,


celui de l’inconscience.



 

Celui de l’adolescence,


de ses questionnements


qui restaient sans réponse,


celui de l’insouciance.


 




Celui de la jeunesse


et de ses allégresses,


de l’amour pour toujours,


celui des promesses.



 

C'était du temps,


du temps d’avant…


D’avant le confinement,


il y a très, très longtemps…



 

Celui des engagements,


des joies d’être parents,


des bonheurs fragiles,


celui des responsabilités.





 

Celui des chambardements


d’où naissent les désordres


et toutes ces confusions,


celui du bouleversement.



 

Celui d’un nouveau départ


vers une nouvelle vie,


vers d’autres horizons,


ceux d’une retraite méritée.



 

Aujourd’hui, c’est le temps


où il s’écrit au présent,


en plein confinement.


Nous sommes en plein dedans !


 




Celui du grand danger,


et de la grande peur,


de la veuve en noir


qui sème le malheur.



 

Bientôt viendra le temps


de ce futur que l’on attend…


Celui d’après le confinement,


mais dans combien de temps ?



 

Le retour des bonheurs simples,


des joies des retrouvailles,


des jours prometteurs,


celui de la renaissance,


si nous survivons…

 

1er Avril 2020

 




Mais c’était du temps,


du confinement,


il y a déjà longtemps…


Et ce poème est resté en plan.



 

Depuis j'ai pris quelques rides,


quelques cheveux blancs.


Le monde a oublié ses promesses,


pour courir plus vite à sa perte.


 


Depuis, tout ça est balayé,


comme si rien n'avait compté,


pour passer à autre chose…


Les guerres et d’autres peurs,


et la Terre qui se rebelle…


 

Y survivrons-nous ?


19/09/2026





Christian Bailly


Tous droits réservés


19/09/2026

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire