C'était du temps,
du temps d’avant…
D’avant le confinement,
il y a très, très longtemps…
Celui de mes vertes années,
du blé en herbe,
de la vie sauvageonne,
celui de l’inconscience.
Celui de l’adolescence,
de ses questionnements
qui restaient sans réponse,
celui de l’insouciance.
Celui de la jeunesse
et de ses allégresses,
de l’amour pour toujours,
celui des promesses.
C'était du temps,
du temps d’avant…
D’avant le confinement,
il y a très, très longtemps…
Celui des engagements,
des joies d’être parents,
des bonheurs fragiles,
celui des responsabilités.
Celui des chambardements
d’où naissent les désordres
et toutes ces confusions,
celui du bouleversement.
Celui d’un nouveau départ
vers une nouvelle vie,
vers d’autres horizons,
ceux d’une retraite méritée.
Aujourd’hui, c’est le temps
où il s’écrit au présent,
en plein confinement.
Nous sommes en plein dedans !
Celui du grand danger,
et de la grande peur,
de la veuve en noir
qui sème le malheur.
Bientôt viendra le temps
de ce futur que l’on attend…
Celui d’après le confinement,
mais dans combien de temps ?
Le retour des bonheurs simples,
des joies des retrouvailles,
des jours prometteurs,
celui de la renaissance,
si nous survivons…
1er Avril 2020
Mais c’était du temps,
du confinement,
il y a déjà longtemps…
Et ce poème est resté en plan.
Depuis j'ai pris quelques rides,
quelques cheveux blancs.
Le monde a oublié ses promesses,
pour courir plus vite à sa perte.
Depuis, tout ça est balayé,
comme si rien n'avait compté,
pour passer à autre chose…
Les guerres et d’autres peurs,
et la Terre qui se rebelle…
Y survivrons-nous ?
19/09/2026
Christian Bailly
Tous droits réservés
19/09/2026
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