Le jour et la nuit, ne s'enlacent-ils pas,
pour
faire l'aurore, ou le crépuscule ?
Ne
mêlent-ils pas lumière et obscurité,
pour
ensemble, embraser ciel et terre ?
Une
trêve, entre deux âmes contraires,
authentifiée
par la ceinture de Vénus.
L’union
fragile de la clarté et de l’ombre,
pour
un clair-obscur divin, mais éphémère.
L’instant
suivant, l’un cède le pas à l’autre,
avec
l’espoir de se voir rendre la politesse.
Le
jour à la primeur de cet arrangement,
il
ne perd pas de temps pour nous éblouir.
Il répand sur les prairies, et les champs,
sa
douceur qui s'envole en fumerolles,
tandis
qu'éclosent, sur chaque brin d'herbe,
les
premières gouttes d'une chaste rosée.
De
partout, le monde s'éveille et s'agite,
comme
une renaissance renouvelée.
À
qui de chanter, de piaffer d'impatience,
de
vivre, de travailler ou de rien faire.
La
campagne reprend sa vie rurale,
proche
des réalités de ce monde.
Les
villes s'agitent avec cette frénésie
qui
fait trembler notre fragile univers.
Enfin
arrivé à son zénith, Jupiter triomphe.
appliqué,
le monde est à ses pieds,
il
travaille laborieusement à son avenir
devenu,
avec le temps, plus hypothétique.
Imperturbables,
les heures s'égrainent,
Jupiter
entraîne le jour vers son déclin.
Il
est déjà temps de céder le pas à la nuit,
de
lui rendre, comme il se doit, la politesse.
Déjà,
la ceinture de Vénus prophétise.
La
nuit se presse d'enlacer le jour qui s'enfuit,
étreinte
mortelle, dans un bain de sang !
Complice,
l'obscurité dissimule le crime.
Au
levant, sans attendre, la dame blanche
se
présente auréolée de son innocence,
au
monde à bout de souffle, exténué,
par
ce qu'il considère comme sa mission.
Ne
reste plus que la faune nocturne,
pour se faire entendre, sous les étoiles,
et
la faune noctambule ou encanaillée,
pour
se faufiler dans l'ombre conciliante.
Tandis
que la nuit sereine étend son dais,
le
marchand de sable fait son œuvre,
chacun,
à ses rêves, oublie son éphémérité.
Demain,
peut-être, sera un autre jour…
Texte et Photos Christian Bailly
Photos: Coucher de Soleil d'hiver à Port-des-Barques
Tous droits réservés
02/09/2026
Mayda Romero
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Un partage qui célèbre la danse du jour et de la nuit, ce passage de relais où la lumière et l’ombre s’accordent un instant de grâce.
Le poème traverse l’aube, le zénith, le crépuscule comme une respiration du monde, entre frénésie humaine et sérénité cosmique. Il rappelle que chaque cycle porte sa fatigue, sa beauté, et cette promesse fragile , demain, peut-être, sera un autre jour. Merci beaucoup pour votre beau partage, christian.
SupprimerChristian Bailly
Mayda Romero Merci beaucoup Myda pour ce très beau commentaire, il est une belle récompense pour moi. J'ai eu beaucoup de plaisir à écrire ce poème, je l'avoue. Belle et bonne soirée. Amicales pensées poétiques
Nicole Lescarcelle
RépondreSupprimer·Bravo
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Christian Bailly
·
Nicole Lescarcelle Merci Nicole ! Bonne soirée