CHRIS SÉGURA |
Le petit matin frileux
et vaporeux
se lève sur l'onde
frémissante,
où danse, sous la brise
arrogante,
un banc de nymphéas
silencieux.
Bercés par les frissons
de l'étang,
ils se laissent aller
à l'indolence
du moment,
à sa nonchalance,
indifférents au diktat
du temps.
Occupés à magnifier
l'instant,
ils inspirent la palette
de couleurs
de l'artiste qui capture
la douceur
de ce spectacle
troublant.
Ancrés dans le reflet azuré
du ciel,
ils s'épanouissent
dans l'harmonie
des nuances déclinées
à l'infini,
pour devenir, du peintre,
la matière substantielle.
Annick LÉONE |
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