vendredi 22 novembre 2019

Sur le ruban…


Photos : Plage de Sète - Octobre 2019


 

Sur le ruban de sable doré,
Déserté par les touristes,
Les ombres s'étirent…
Elles s’étirent à l’infini,
Vers l'horizon,
Où se délite lentement le temps,
Pour des lendemains frileux.



Dans le pâle azur d’hiver,
Dépités et chagrins,
Les gabians planent… 
Ils planent au gré des vents,
Comme des âmes en peine.
Impatients, ils attendent le retour
Des travailleurs de la mer,
Pour suivre leurs sillons gourmands.



Les sternes tapageuses,
Ont repris leurs jeux
D’hirondelles de mer,
Et se laissent, tomber…
Elles tombent comme des pierres,
Dans les flots nourriciers,
Où elles ripaillent allègrement,
Insouciantes des jours à venir.



Je laisse mes empreintes
Sur le bandeau de sable qui s'étire,
Il s’étire sous mes pas pesants
De cette solitude qui me ressource.
Mon âme, sereine et libérée
Profite de cette quiétude,
Pour se laisser transporter
Dans le courant d’une douce nostalgie.


Effleuré par le néant
Le vent félon me vole mes pensées
Avec, mes rêveries s’évanouissent.
Ma muse, traîtresse, se dérobe.
Alors…
Avant que ma plume ne s’envole
Pour d’autres contrées poétiques
D’un point, ici, je parachève ce poème…














 Texte et photos (Sète) Christian Bailly
Tous droits réservés
21/11/2019

mercredi 20 novembre 2019

Tempête

Les inondations d’octobre 2018 dans l’Aude, ont laissé partir à la dérive tous les détritus abandonnés dans la nature… Arrivés en mer, puis emportés par les courants, ils ont été rejetés pour une part sur le littoral et le reste a malheureusement été engrangé par la Méditerranée... 
Ce n'est pas sans conséquences pour la faune marine et la mer elle-même.
Chaque objet abandonné sur terre pollue notre environnement, mais un jour ou l’autre, il risque de se retrouver en mer… 
Jeter, c’est tuer notre monde !



Tempête,
Quand furibonde,
 Tu nous grondes,
Tu nous rejettes à la gueule,
Ce que notre société dégueule,
Tu nous contre-attaques,
Là, où l'homme, sans vergogne, t'attaque.


Tu rugis de colère,
Sur tes rivages, tu déposes notre misère.
À nos pieds, tes vagues étalent
Notre honte, nos vilenies de vandales.


Elles brisent en mille morceaux
Tous mes espoirs d'un monde nouveau,
Respectueux de l’environnement.
De tes ressources et de tes habitants.
Ma confusion n'a d'égale que ta fureur
De nous voir empoisonner tes profondeurs.

 

Tu nous craches à la figure,
De notre mépris, l’infamante signature.
L'homme qui se prenait pour un dieu
Est devenu un monstre hideux,
Il étire ses tentacules dans tes profondeurs
Là, où se niche le restant de ta candeur.

 

Ton littoral peu à peu, il bétonne,
Inexorablement, il t’empoisonne,
Comme une bête immonde,
Toi sa mère nourricière qui l’a mis au monde.
Devant ce parricide
Mon cœur compatissant, lucide,
Se désespère de voir ton univers en danger.

 

Au cours de mes promenades
J’observe avec intérêts tes estocades.
Durant tes hivernales manœuvres,
À faire et défaire inlassablement ton œuvre,
Tu nous prouves ton indomptable puissance,
Nous rappelle notre insignifiance…

Puissent un jour les hommes devenir sages
Et calmer leur rage
De sauvage…
































Texte et photos (Palavas-les-Flots) Christian Bailly
Tous droits réservés
20/11/2019

lundi 18 novembre 2019

Comme le temps passe vite

Illustrations du net 

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Aussi loin de mes yeux que vous soyez, mon cœur

De grand-père s’affole de vous savoir grandir si vite

Alors que ma vie tout doucement déjà s’effrite.

Vous êtes le jardin où je viens oublier mes peurs.


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Pour vous, je voudrais être marchand de bonheur,

Pour le semer sur votre chemin, en pétale de rose.

À nous tous ici, le temps, sa loi, il nous l’impose,

À vous, il vous promet un printemps tout en fleurs.


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En ce jour, pour vous, je me fais marchand d’espoirs

Je les accroche pour la vie sur vos boucles dorées.

Pour vous, je me fais poète enchanteur pour inspirer

Vos destinées et dériver de vos chemins, les déboires


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Sur votre route, alors que vous êtes encore hauts comme trois pommes,

Je sème au gré du vent de mes pensées, petits cailloux blancs

Et graines d’amour, afin que toujours, vous trouviez le chemin du banc

Où je serais, féal, à vous attendre, pour guider vos pas de femme et d’homme.




Là…
Je vous apprendrai la poésie de la vie, pour oublier ses déboires,
Je vous enseignerai le courage pour vaincre tous ses défis,
Je vous transmettrai la rage de vivre malgré les soucis,
Et la fureur d’aimer selon les lois dictées par votre cœur.

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Du haut de votre jeunesse, je sais, ces mots sont du latin,

Mais j’espère déjà le temps où vous découvrirez mes promesses

Qu’en ce jour solennel, je vous fais, mon cœur comblé d’allégresse.

Croquez le gâteau à pleine dent, et fait de votre vie un festin !



Pour vous trois, un déluge de Baisers de votre Papy

À Anaïs, à Manon, à Timothé et Nohan.


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Christian Bailly

Tous droits réservés

01/10/2017



vendredi 15 novembre 2019

Yin Yang



Sur une peau d'ébène,
Une main blanche pianote,
En suivant les notes,
D'un désir hors d'haleine.

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Ryno Swart

Voyage d’une belle-de-nuit,
Dans les draps blancs,
Où ses soupirs troublants,
Déchirent le silence de la nuit.
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du net  

Sous ses colliers d'ivoire,
De jeunes seins cuivrés,
Attendent les baisers enfiévrés,
De l'amant plein d'espoir.
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Robina Kaira
  
Corps mêlés Yin Yang,
Délices de chairs palpitantes,
Extases d’âmes aimantes,
Espèrent le grand Big-Bang.

du net 

Touches en noire et en blanc,
Pour une mélodie d’amour,
Pianotée jusqu’au petit jour,
Qui surprend les amants.

# Artworks of Gary Benfield (130 работ)
du net 
Pour le cœur d’une reine,
D’une petite mort annoncée,
Perles opalescentes de rosée,
Sur une peau d’ébène…


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Robina Kaira


Christian Bailly
Tous droits réservés
14/11/2019


jeudi 14 novembre 2019

Venise occitane



 

Je rêve de « Cette », Venise occitane
Terre de pêcheurs, une île singulière
Où de vieux loup de mer flânent,
Lourds d'un passé dont ils sont fiers.

Street art à Sète


Je rêve de « Cette », île bordée d'argent,
Où des marins hardis et sans fortune,
Sur des thoniers impressionnants,
Attendent des partances opportunes.

Thoniers à quai


De « Cette »,  île baignée de lumière,
J'entends les appels languissants.
Elle m'invite sur les rives hospitalières
De ses canaux où se mirent les gabians.

Le Cadre Royal

Mes pas m'emportent, le cœur réjoui,
Sur le Cadre Royal, où les jouteurs
Se défient tous les ans pour la St Louis
Et convoitent la gloire et les honneurs

Joutes de la St Louis

Son phare impassible m'interpelle,
Pour une promenade nonchalante
Sur le Mole St Louis qui étend son aile
Sur la Grande Bleue fidèle et opulente.

Le phare St Louis


Hélas, je la caresse à peine du regard,
Que le Mont St Clair se fait insistant.
Je fouine entre les tombes, tel un lézard,
Dans le Cimetière Marin indolent.

Le cimetière marin


Je reprends lentement mon ascension.
Du belvédère St Clair, j'embrasse la cité
Et l'étang de Thau; le soleil à profusion
N'interrompt aucunement ma virée,

Vue du Mt St Clair


Vers les Pierres Blanches, il guide mes pas
Pour une vue imprenable sur les plages.
Puis je reviens tranquillement sur mes pas
Sur le Chemin Saint-Clair, je m'engage,

 

Pour une descente qui me précipite
Vers le pittoresque Quartier Haut.
Au Café Social, je fais une petite visite
Loin de la foule et de ses soubresauts

Vue du Quartier haut sur le port

Là, mon cœur nonchalant rêvasse
À mes prochaines escapades sétoises,
Vers la Pointe Courte où s'enlacent
La lagune et la mer qui s'apprivoisent.

La Pointe Courte


À la Corniche d'où je cheminerai,
À l'infini, sur le cordon de sable chaud.
Chatouillé par les brises, je rimerai ;
Alors, ma plume sera mon pinceau.

Plage de Sète


Oui, je rêve de « Cette », Venise occitane
Terre de tes aïeux, de « Cette », île singulière
Où déjà, sans attendre, mon âme flâne,
Et mon cœur léger se baigne dans sa lumière…

Reflets




En 1928, Cette, que l’on pouvait écrire indifféremment Sette, Septe, Cète, ou Cept sous l’Ancien 
Régime, devient officiellement Sète par arrêté ministériel.

Sète vue des plages 


Photos et texte (Sète): Christian Bailly
Tous droits réservés
05/12/2018