Un tapis de violettes sous mes pas,
le parfum suave du coucou éclos,
troublé par le vert tendre des feuilles,
sur la mousse qui m’offre son coussin,
je m’allonge en douceur,
à la lumière d'un rayon téméraire.
Je sens frémir ma peau sous l'air frais
du printemps qui s'installe et réveille
mon corps encore engourdi.
Un rayon de soleil caresse ma peau.
Un merle chante plus fort et plus haut.
Un tapis de jonquilles égaie le sous-bois.
Dans le ciel, les oies m’interpellent.
Les mots s'épanouissent en bouquet
et m’exigent de fleurir, là, en poésie.
La nature palpite autour de moi,
je sens son souffle à fleur de peau
pour renaître enfin de ses cendres.
Des branches encore décharnées
égratignent mon ciel de lit azuré.
Près de moi le ruisseau murmure,
me susurre, dans un bruissement sensuel
ses envies de s’épanouir dans la prairie.
Les colombes amoureuses roucoulent
chantent leurs inclinations.
La brise caresse mon corps allongé
dans l’herbe parsemée de pâquerettes.
Elle dialogue avec mes pensées vagabondes.
La canopée vibre comme une lyre antique,
je ressens l'ivresse du bonheur d’être là.
En ces premiers beaux jours,
sur l'humus de cette terre promise,
il me semble redécouvrir mes ardeurs.
Là, au sein de cette forêt généreuse,
le printemps, toujours renouvelé
renaît, dans une passion créatrice.
Sous une pluie de pétales immaculés,
la nature s'épanouie et couronne
notre hyménée.
Que serais-je vraiment sans elle ?
Christian Bailly
Tous droits réservés
06/04/2020
revisité le 11/03/2026




Moumoune Dix
RépondreSupprimerça me rappelle Th. gautier,un poète que j'adore .
· Répondre · 2 sem
Christian Bailly
Moumoune Dix De loin alors, 😉 je dois avoir encore beaucoup de chemin à parcourir... 😉 Mais ton compliment me touche tout de même Pierrette ! Tu es vraiment adorable avec moi ! Bisous