| "Point" - Arièle Louise-Alexandrine |
Ainsi j'ai erré de longues années
Pour me trouver une âme bien née,
Avec un beau sourire de nouveau-né
Un coeur pareil au mien à partager..
D'un jardin, aux abords d'une tasse,
| "Point" - Arièle Louise-Alexandrine |
À peine, l'hiver à notre porte,
déjà le soleil
dans son coin, sommeille,
allongé à l'horizon,
quand nous guettons son ascension,
impatients de le voir dans le ciel,
tracer son arc-en-ciel.
Sur les terres stériles,
où ses rayons blêmes se faufilent,
les ombres, il étire, il étire,
à n'en plus finir,
à mourir d'ennui,
jusqu'à la nuit.
D'une pâleur maladive,
il poursuit sa dérive,
d'heure en heure,
nous prive de sa chaleur,
nous faire grelotter,
dès que nous quittons la cheminée.
Aux branches des arbres décharnés,
il s'accroche pour y déposer,
sans faire de manière,
quelques étincelles de lumière.
Il en est ainsi,
jusqu'au nouvel an,
sur la nuit glaciale, il grappille,
mais point ne gaspille
de notre temps,
jusqu'au printemps,
où l'hiver enfin se meurt,
sans pour nous, la moindre douleur.
Alors de sa splendeur,
il nous inonde, dans la candeur
des petits matins, encore frileux.
Puis, il nous comble de ses généreux
éclats qui font notre bonheur
dès la première heure,
dès qu'à terre nous posons le pied
pour affronter une nouvelle journée.
| "Regards" - Arièle Louise-Alexandrine |
| "Ô" - Arièle Louise-Alexandrine |
| "Solitude" - Arièle Louise-Alexandrine |